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Alexander De Croo sommé de s'expliquer 2 fois sur la nomination d'Ihsane Haouach: "C'est un précédent dangereux qui fragilise", estime Jean-Marc Nollet

 
 

Ihsane Haouach a été désignée commissaire du gouvernement auprès l'Institut pour l'égalité des femmes et des hommes, sur proposition de la secrétaire d'Etat à l'Egalité des genres, à l'égalité des chances et à la diversité Sarah Schlitz (Ecolo).

Sur Twitter, le président du MR, Georges-Louis Bouchez, a vivement réagi, assurant que cette désignation découlait d'une "prérogative de la secrétaire d'Etat sans que nous ayons été consultés". "La désignation d'une femme portant un signe convictionnel comme commissaire du gouvernement de l'institut de l'égalité des femmes et des hommes est totalement contraire au principe de neutralité de l'Etat", écrit-il sur le réseau social.

Sur le plateau de 'C'est pas tous les jours dimanche', le coprésident d'Ecolo est revenu sur cette nomination. "Alexander De Croo est venu au Parlement expliquer e qu'il en est. Il a eu deux paroles fortes: Mme Haouach a un CV en béton. C'est quelqu'un de brillant. Et personne au sein du gouvernement n'a remis la décision en question. Pour moi, le dossier est clos", a-t-il indiqué. 

C'est un précédent dangereux 

Interrogé sur le sujet devant la Chambre le 3 juin dernier, le Premier ministre Alexander De Croo avait déclaré: "Il n'y a aucune discordance dans le gouvernement sur le sujet". Le président du MR, Georges-Louis Bouchez, et ensuite le ministre Clarinval avaient jeté le trouble et donné l'impression à l'opposition et à de nombreux commentateurs que les libéraux francophones contestaient la réponse du Premier ministre. "En #KERN ce matin, en tant que représentant du MR, j'ai clairement exprimé notre opposition à la décision prise, sans concertation, par la Secrétaire d'État Sarah Schlitz (Ecolo) de désigner Ihsane Haouach comme nouvelle commissaire du gouvernement", a dit le ministre MR.

Le Premier ministre avait donc dû s'expliquer une deuxième fois en urgence, plusieurs heures plus tard. 

Pour Jean-Marc Nollet, une telle remise en cause de la parole du Premier ministre ne peut être tolérée. "C'est très très grave. Au point que l'opposition s'est saisie de la question et a demandé au Premier ministre de revenir en séance plénière. Du jamais vu M. Deborsu. C'est un précédent dangereux qui fragilise Alexander De Croo", a -t-il indiqué.

On doit être derrière les décisions du gouvernement

Le coprésident d'Ecolo a ensuite dénoncé l'attitude de Georges-Louis Bouchez. "Le MR ne peut pas jouer avec le feu et Georges-Louis Bouchez le fait trop souvent. On le sait, il est dans une forme olympique. Il est nerveux sur Twitter, etc. Mais là, on a franchi une ligne qui fragilise le Premier ministre par rapport aux nationalistes flamands. L'objectif de la Vivaldi n'est certainement pas celui-là. On doit être derrière les décisions du gouvernement. Quand le Premier ministre vient s'exprimer au Parlement, il n'est pas question qu'on force un ministre à le contredire", précise-t-il. 

Jean-Marc Nollet est ensuite revenu sur la position d'Ecolo sur le port du voile. "1. Un service public doit être neutre. Je plaide pour que cette neutralité soit inscrite dans la Constitution. 2. Je suis profondément libéral au sens où les gens ont la liberté de ne pas croire, de croire ou d'évoluer dans leurs croyances. On n'est pas dans un régime fasciste ou communiste. Pour Ecolo, pas de prosélytisme. Les fonctions d'autorité sont également exclues 3. Il faut que les actes puissent être vérifiés comme étant impartiaux", a-t-il indiqué.


 

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