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Cadre éolien: les bourgmestres entrent en guerre contre la région wallonne

 
 

Le cadre éolien de la région wallonne est remis en question... par de nombreux bourgmestres. Ils estiment que les emplacements choisis unilatéralement par la Région pour placer des éoliennes ne sont pas opportuns. Du coup, si rien ne change, ils comptent taxer les mâts implantés sur le territoire de leur commune.

Les bourgmestres organisent la résistance face au nouveau cadre éolien fixé par la Région fin février. Désormais, les communes n’ont plus qu’un rôle consultatif dans le choix d’implantation des mâts. Du coup, plusieurs bourgmestres ont décidé de taxer les éoliennes. Une mesure dissuasive et signe de l'exaspération des élus locaux.

"A 200% contre"

"Quand je vois le plan d'aménagement qui est proposé pour l'implantation d'éoliennes à La Bruyère, je ne suis pas à 100% contre mais bien à 200% contre", a indiqué Robert Cappe, bourgmestre libéral de La Bruyère. Il envisage également de faire payer les promoteurs à hauteur de 15.000 euros par mât. Une mesure qui se voudrait dissuasive. "Le but que je recherche n'est pas de faire de l'argent, sinon je serais ouvert à ce qu'on en mette partout. Mais justement, je ne veux pas qu'on en place aux endroits proposés par la Région actuellement", a-t-il ajouté.

Attitude "méprisante"

La commune voisine de Gembloux lui a emboîté le pas. Là, le bourgmestre cdH dénonce une "attitude méprisante de la Région". "Ce que je ressents comme une forme de mépris finit par m'exaspérer parce que je pense que l'autonomie communale, dans la gestion de notre territoire, est vraiment msie en péril", a déclaré Benoît Dispa.

Le cadre éolien de la Région et sa cartographie se heurtent donc aux bourgmestres, qui les jugent inappropriés. "Qu'ils consultent au moins les communes, pour que l'on détermine ensemble des emplacements qui offriraient le moins de nuisances possible à nos concitoyens", a conclu Robert Cappe.

De 12.500€ à 17.000€ par mât

Une taxe de 12.500 à 17.000 € pourrait être réclamée par mât. Ce qui aurait un effet dissuasif. Perwez, en Brabant wallon, a été la première commune à le faire, suivie d'Eghezée. Andenne, Gembloux et la Bruyère envisagent de le faire à leur tour.




 

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