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Des milliards pour sauver les banques en 2008, 500 millions € pour l'Horeca aujourd'hui: c'est assez? La réponse de Paul Magnette

 
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Paul Magnette, le président du Parti socialiste, était l'invité de Pascal Vrebos ce dimanche sur RTL-TVI. Notre journaliste l'a notamment interrogé sur la fermeture de l'horeca dans le cadre de la crise sanitaire.

Pascal Vrebos: L'Horeca sacrifié une nouvelle fois. En 2008 on a sauvé les banques avec des milliards. Ici il y a 500 millions, mais est-ce que ce sera nécessaire pour toute une série de gens? Certains disent qu'il va y avoir des morts.

Paul Magnette: Ce sera certainement nécessaire. Est-ce que ce sera suffisant, ça on verra bien. Si ce n'est pas suffisant, on viendra avec des demandes d'aides complémentaires. On sait bien que c'est un secteur qui a énormément souffert. Et on comprend très qu'aujourd'hui ils se sentent visés sans raison. Et ils le sont parce que les décisions ont été prises par étapes. Ici il y a cette étape qui paraît ciblée sur l'horeca, parce qu'il n'y a pas que ça. Mais on va revoir toute une série d'autres règles et moi je m'attends à des décisions encore plus fermes dans une semaine dans d'autres secteurs.

Pascal Vrebos: C'est-à-dire?

Paul Magnette: On verra, il faut analyser. La culture, le sport, d'autres activités qui ne sont pas essentielles (ndlr: l'invité fait un geste avec les mains exprimant "entre guillemets"). Je sais que tout est essentiel, mais aujourd'hui la priorité des priorités, c'est de pouvoir soigner les malades. De sauver des vies. C'est de maintenir l'école en activité. C'est de faire en sorte qu'on puisse, tant qu'on peut, continuer à travailler. Et puis le reste, malheureusement, il faut bien le mettre entre parenthèses pour arriver à freiner cette épidémie, qui est galopante.

Pascal Vrebos: Le PS est prêt à aller jusqu'à un milliard pour sauver l'horeca? Pour qu'il n'y ait pas de faillite de gens qui sont empêchés de travailler, ou pas?

Paul Magnette: Moi je dirais la formule qu'on a utilisée au début de la crise. Pour le PS, c'est coûte que coûte. Il faut mettre les moyens nécessaires. Ce n'est pas à un moment où on commence à se dire qu'il n'y a pas assez d'argent. Pour des mesures de crise, il faut mettre les moyens nécessaires.

 




 

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