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Elections 2010: en savoir plus sur le PP et son président Modrikamen

 
 

Le président du Parti Populaire, Mischaël Modrikamen, était l'invité de la rédaction de Bel RTL ce matin. Lui qui est tête de liste du PP à BHV est revenu sur son inculpation récente. Il a également donné Sa solution à BHV: une circonscription électorale unique. Il a fustigé les 30 ans de socialisme qui ont amené la Grèce dans ses problèmes actuels et s'il était Premier ministre, l'armée épaulerait la police pour pacifier nos rues...

Le président du Parti Populaire, Mischaël Modrikamen, était l'invité de Pascal Vrebos et Barbara Mertens ce matin dans le Bel RTL Matin. Lui qui est tête de liste du PP à BHV est revenu sur son inculpation récente. Il a également donné Sa solution à BHV: une circonscription électorale unique. Il a fustigé les 30 ans de socialisme qui ont amené la Grèce dans ses problèmes actuels et s'il était Premier ministre, l'armée épaulerait la police pour pacifier nos rues comme avec le plan Vigipirate français...

Hier soir, le Parti Populaire a présenté son slogan et les grandes lignes de son programme. M. Modrikamen a présenté le PP comme seul parti susceptible de sortir la Belgique de l'ornière dans laquelle les partis traditionnels l'ont menée et rendue ingérable. Fin du chômage à vie, limité dorénavant à 3 ans, mesures contre l’impunité et donc amélioration de la sécurité, unité de la Belgique, réduction des impôts sur le travail, suppression des 2/3 des fonctionnaires, cartographie de l'immigration en Belgique, ... voici certaines de leurs propositions

Lundi, Mischaël Modrikamen était également l'invité du Talk Elections de Grégory Goethals. Dans cette rublique, 100 politiciens moins connus, dont de nombreux représentants des petits partis, seront interviewés avant le 13 juin. > ALLER A L'INDEX DES POLITICIENS VENUS DANS LE TALK

Mischaël Modrikamen répondait aux questions de Pascal Vrebos


Pascal Vrebos: Etre inculpé de faux, usage de faux et complicité de blanchiment quand on est tête de liste, c’est un peu gênant ou pas du tout ?

Mischaël Modrokamen: Je pense que beaucoup de gens, comme moi, ne sont pas dupe ni du timing, ni de la manière dont ça s’est passé. J’attends sereinement les décisions de justice qui tomberont. En 20 ans de carrière, j’ai toujours agi dans le plus strict respect des règles éthiques, professionnelles et légales.

PV: Vous sous-entendez qu’il y a complot ? Vous avez des preuves pour attaquer ainsi justice et politiques ?

MM: Lorsque des policiers qui travaillent sur le dossier disent à mes proches : "nous avons tout retourné dans ce dossier et s'il y a bien quelqu’un qui n’a rien à se reprocher", c’est bien Me Modrikamen. Lorsqu’ils disent ça à mes proches, j’ai compris beaucoup de choses. Ce n’est pas une question de complot. C’est un enchainement de circonstances qui font qu’il y a des règlements de comptes privés et puis tout ça est récupéré.

PV: Pas mal de vos proches sont partis du PP ces derniers temps. Pourquoi ?

MM: C’est de nouveau tout à fait inexact. Nous avons des centaines de militants et une cinquantaine de responsables. Et nous avons été obligés d’en écarter deux. Obligés parce que dans un parti qui se crée, vous vous rendez compte parfois que des gens en qui vous avez placé votre confiance sont décevants, intrigants et autres. Et alors on les écarte. Alors ils font beaucoup de bruit et certains tentent d’amplifier tout ça.

PV: Je n’ai vraiment pas compris Rudy Aernoudt, votre coprésident, qui à un moment a appelé à voter Ecolo, Groen! ou le PP. Ecolo ce n'est pas vraiment votre programme ?

MM: Ce qu’a dit exactement Rudy Aernoudt sur ce point, c’est que sur l’institutionnel uniquement, si vous êtes de gauche vous avez intérêt à voter Ecolo/Groen! et si vous êtes de droite vous avez intérêt à voter PP. Parce que nous nous retrouvions sur la circonscription fédérale unique. Donc la possibilité pour les francophones de voter pour des Flamands et vice-versa aux élections fédérales. Ce qui remet de la cohérence dans la gestion du pays, puisque les politiciens doivent aussi faire campagne dans l’autre communauté linguistique. Et en plus ça règle d’un point de vue électoral le problème de BHV.

PV: BHV : vous êtes plutôt Aernoudt ou Maingain ?

MM: Rudy Aernoudt a une vision que nous avons au PP qui est celle d’une vision apaisée. On a parfois l’impression que M. Maingain met plutôt de l’huile sur le feu. Pour le PP, on peut scinder BHV à deux conditions : qu’on crée la circonscription fédérale dont je parlais. Et deuxièmement nous prônons le trilinguisme actif, donc français, néerlandais, anglais. A la fois à Bruxelles mais aussi dans l’ensemble du Brabant sauf à Leuven. L’anglais a aujourd’hui pris une part prépondérante et on adapte le statut de Bruxelles et de sa périphérie à la réalité d’aujourd’hui. On tient compte du 21ème siècle et pas sur base de problèmes complètement dépassés.

PV: Le problème de la dévaluation de l’euro et de l’économie, vous feriez quoi ?

MM: Je suis fermement opposé à la spéculation et il faut la combattre. Je suis tout à fait d’accord sur le fait que les transactions qui sont non liées à des activités économiques soient combattues. Maintenant il faut réaliser que la spéculation s’est portée contre la Grèce car elle souffre d’une situation qui est en réalité 30 ans de socialisme. Ce n’est pas seulement parce qu’ils ont mal géré leur déficit public. Il faut le dire, la situation grecque résulte d’une corruption endémique, d’une fonction publique hypertrophiée, … Savez-vous que les Grecs paient en moyenne par famille 1250 euros pour la corruption chaque année ! Même auprès des fonctionnaires, vous devez payer pour avoir un service. Ce qui nous fait peur au niveau du PP c’est que la Belgique pourrait être la Grèce de demain.

PV: Les grands patrons gagnent-ils trop ?

MM: Il y a des excès dans le monde mais en Belgique on n’atteint pas les excès d’autres pays. Il faut se rendre compte des responsabilités qui incombent à la charge.

PV: Vous êtes Premier ministre, quelle est la 1ère mesure que vous prenez ?

MM: Je restaure la sécurité. Les citoyens de ce pays y ont droit. Nous mettons les policiers dans la rue et nous mobilisons 5000 militaires pour venir prêter main forte. Comme le plan vigipirate en France. Vous renforcez les équipes de 2 policiers avec 1 militaire. Les citoyens doivent voir de manière concrète que leur sécurité est assurée dans les rues, la journée, le soir.

PV: Préférez-vous Elio Di Rupo à Didier Reynders ?

MM: Oui

Barbara Mertens: Combien d’élus espérez-vous ?

MM: D’abord des élus, pour commencer ! Il faut se rendre compte des difficultés que rencontre un parti qui déboule sur la scène politique. Nous avons 6 mois d’existence, pas de financement public, un accès limité aux médias, … Nous l’avons encore vu au niveau de la RTBF avec ce scandale absolument sans nom où le Conseil d’Administration a refusé le débat des nouveaux partis avec les partis existants. Je pense que tout le monde sera conscient qu’obtenir nos premiers élus après 6 mois et ainsi entrer dans le jeu démocratique et peser sur celui-ci sera déjà un succès considérable pour nous.

En savoir plus sur leur programme

Le PP de Mischaël Modrikamen a dévoilé son slogan: "Aux urnes, citoyens! ". Il a été dévoilé par son président et son co-président Rudy Aernoudt, à l'occasion d'un meeting national tenu par le parti à Bruxelles tard hier soir. Les figures de proue et principaux candidats du parti se sont succédé à la tribune pour présenter le PP comme seul parti susceptible de sortir la Belgique de l'ornière dans laquelle les partis traditionnels l'ont menée et rendue ingérable. Fin du chômage à vie mais limite à 3 ans, mesures contre l’impunité et donc amélioration de la sécurité, unité de la Belgique, réduction des impôts sur le travail, suppression des 2/3 des fonctionnaires, cartographie de l'immigration en Belgique, ... voici plusieurs de leurs propositions pour redresser le pays.

Fin du chômage à vie ?

Les critiques ont fusé à l'égard des autres partis francophones, MM. Aernoudt et Modrikamen parlant d'un pays où l'on peut être chômeur à vie, où l'insécurité et l'impunité sont monnaie courante, où les querelles communautaires prennent le pas sur les préoccupations des citoyens. Brabançonne à l'appui, les responsables du PP ont d'ailleurs souligné le caractère bilingue de leur parti. M. Aernoudt a plus particulièrement plaidé pour une réduction des impôts sur le travail mais aussi du nombre de fonctionnaires de 1,04 million à 300.000. Il faut aussi limiter la durée des allocations de chômage à trois ans et abolir les subventions aux entreprises, a-t-il dit.

L’immigration « échappe à tout contrôle »

Le président du PP Mischael Modrikamen s'en est pris tout à la fois à la vente de Fortis pour une croûte de pain, aux querelles communautaires, à l'insécurité et à une immigration "qui échappe à tout contrôle". Tout en rendant hommage à l'immigration qui s'intègre, il a souhaité une "cartographie" du pays qui fasse apparaître ce que coûte et ce que rapporte l'immigration.

La RTBF cible de Modrikamen

M. Modrikamen a promis une "fameuse claque" électorale aux autres parti. "Le temps du sursaut est venu", a-t-il dit. Tout comme M. Aernoudt, il s'en est vivement pris à la RTBF, qui ne leur permettra pas de débattre avec les grands partis. Ainsi, la deuxième candidate sur la liste du Sénat, Sophie Colignon, mise à l'écart de son travail d'hôtesse pigiste à la RTBF depuis qu'elle est candidate, a mis en cause les intérêts partisans des administrateurs du service public de radio-télévision qui, selon elle, est devenue une télévision d'Etat. Elle a aussi mis en doute l'indépendance de la presse envers le pouvoir politique.





 

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