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Elio Di Rupo remet les clés du PS à Paul Magnette, le nouveau président (vidéo)

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"Ceux qui pensent qu'on a besoin du PS pour gouverner savent de quoi nous voulons discuter", a déclaré dimanche le nouveau président du PS, Paul Magnette, interrogé sur la formation fédérale dans le cadre de l'émission C'est pas tous les jours dimanche.

M. Magnette a été élu samedi soir à la présidence du parti socialiste avec 95,4% des voix. Le bourgmestre de Charleroi était l'unique candidat à la succession de l'ex-premier ministre Elio Di Rupo. Interrogé lors d'une passation de pouvoir symbolique au Boulevard de l'Empereur, le nouveau président du PS a souligné que son parti ne négociait pas à ce stade à l'échelon fédéral. "On n'en est pas à négocier, mais à répondre aux invitations des informateurs royaux et à examiner les positions des uns et des autres", a souligné M. Magnette.

"Les positions du parti socialiste sont bien connues. Nous voulons améliorer les pensions, relever les bas salaires et les basses allocations sociales, réinvestir dans la santé, relever le défi écologique, investir dans les services publics... Tout le monde sait les points de vue défendus par le PS", a-t-il insisté. Dans le cadre des pourparlers en vue de la formation d'un exécutif fédéral, M. Magnette s'est par le passé régulièrement montré plus dur qu'Elio Di Rupo dans sa communication à l'égard de la N-VA. Alors que le second a souvent dit qu'il n'excluait pas de négocier avec les nationalistes flamands, le premier n'a cessé de marteler que le programme de sa formation était inconciliable avec celui de la N-VA.

Désormais président, Paul Magnette n'a pas fermé la porte aux nationalistes flamands dans sa première intervention. "Ceux qui pensent qu'on a besoin du PS pour gouverner savent de quoi nous voulons discuter", a-t-il sobrement déclaré.

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