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Françoise Schepmans, la bourgmestre de Molenbeek: "La polémique burkini prend trop d’ampleur"

 
 

Françoise Schepmans, la députée-bourgmestre de Molenbeek, est l’invitée de la rédaction de Bel RTL. Martin Buxant l’interroge sur la polémique autour du burkini.

Martin Buxant: C’est la polémique de l’été en France. Le burkini, cette combinaison portée par certaines femmes musulmanes pour aller dans l’eau, est au centre de tous les débats. Quelle est votre position?

Françoise Schepmans: Il est évident que le burkini est un signe de repli communautaire mais je pense que la polémique prend trop d’ampleur parce que c’est un phénomène qui est quand même tout à fait minoritaire. En tout cas, moi sur les plages belges je n’en ai pas vus. Je crois qu’il y a des sujets qui sont beaucoup plus importants. Je le dis en tant que bourgmestre de Molenbeek, il y a un phénomène qui m’interpelle depuis des années maintenant et il prend de l’ampleur. Ce sont des fillettes qui ont sept, huit ans et qui portent déjà le foulard dans l’espace public.

M.B.: C’est en pleine recrudescence?

F.S.: Non, c’est un phénomène qui prend de plus en plus d’ampleur avec les années qui est apparu je dirais, il y a six ans, et aujourd’hui de plus en plus de fillettes mais vraiment des enfants qui à l’âge de sept ans, huit ans portent le foulard islamique dans la rue, dans l’espace public et donc c’est un signe de formatage, de volonté d’imposer déjà un choix à ces enfants dès le plus jeune âge.

M.B.: Qu’est-ce que vous pouvez faire contre ça?

F.S.: Comme c’est dans l’espace public, on ne peut rien faire. Le foulard est interdit dans les écoles. Mais il est temps justement d’avoir un dialogue avec les représentants de la religion musulmane pour leur expliquer qu’ils doivent faire passer le message que distinguer les enfants dès le plus jeune âge, c’est un mauvais choix. Il faut faire en sorte que ces enfants se rencontrent, qu’il n’y ait pas de différence dans la rue.




 

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