Un membre de Sharia4Belgium derrière l'attentat déjoué de Verviers menace la Belgique depuis la Syrie: pas de quoi relever le niveau d'alerte

Un membre de Sharia4Belgium derrière l'attentat déjoué de Verviers menace la Belgique depuis la Syrie: pas de quoi relever le niveau d'alerte

L'organisation terroriste Etat islamique vient d'exprimer des nouvelles menaces contre la Belgique. Un djihadiste originaire d'Anvers affirme que "les bibliothèques, les écoles, les hôpitaux, les rues commerçantes ou encore les discothèques" sont des cibles potentielles, rapportent ce jeudi Het Laatste Nieuws et la Dernière Heure.

"Nous ne tenons plus compte de toutes ces discussions au sujet des victimes innocentes. Tous les infidèles seront assassinés. Nous les tuerons comme ils nous tuent", assène l'Anversois, qui ne dit pas où et quand le pays pourrait être frappé.

"C'est clair à bien des égards que cet homme ne s'exprime pas pour lui-même, mais au nom d'un groupe plus important", estime Montasser Al-De'emeh, un spécialiste du djihadisme, qui a reçu l'enregistrement sonore par WhatsApp.


Un membre de Sharia4Belgium qui avait organisé l'attentat déjoué de Verviers

Le messager est Abdellah Nouamane, un Anversois d'une vingtaine d'années qui est membre de l'organisation Sharia4Belgium. Celui-ci se fait appeler Abu Jihad Al-Belgiki et se trouve, depuis juin 2013, en Syrie. Il s'est notamment fait photographier en compagnie de membres de la Katiba Al-Battar, la brigade d'élite qui avait mis au point le complot finalement déjoué de Verviers.


Une menace parmi d'autres, pas de quoi paniquer

L'Organe de coordination pour l'analyse de la menace (OCAM) ne relève pas le niveau de la menace en Belgique à la suite de la diffusion d'un nouveau message provenant de l'Etat islamique dont la presse a fait écho jeudi matin. "Toute information de ce type est prise au sérieux par les services de police et les services de renseignements", affirme le porte-parole du centre de crise du SPF Intérieur. "Mais ce message fait partie d'une stratégie globale bien plus large et ne nécessite donc pas que l'on relève le niveau de la menace", ajoute le porte-parole.

Par ailleurs, "l'ensemble des menaces proférées ne finissent pas dans la presse", ajoute le porte-parole sans préciser la fréquence à laquelle la Belgique reçoit des messages de ce type. Le niveau de la menace n'étant pas relevé, il n'est pas prévu de mobiliser des militaires sur les sites cités dans le message.


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