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Relâchement des mesures à l'école: n'est-ce pas dangereux pour les enfants, pour les adultes ?

 
 

Yves Coppieters, épidémiologiste et professeur à l'école de santé publique de l'ULB, était l'invité du Bel RTL, jeudi matin. Il a évoqué le "presque" retour à la normale dans les écoles, depuis la levée de certaines mesures sanitaires (voir les détails). Il répond aux questions de Fabrice Grosfilley.

N'est-ce pas dangereux, quand on voit que l'épidémie est toujours en train de s'envoler ?

"C'est dangereux pour les hôpitaux, car on est dans une épidémie d'hospitalisations conventionnelles. C'est la courbe qu'il faut suivre: celle des hospitalisations. Elle n'a pas encore passé son pic, qui est attendu pour la mi-février. Il y a toujours une augmentation à ce niveau, mais il y a un ralentissement dans la croissance des entrées. Cependant, les soins intensifs ne sont pas sous pression, ça diminue et c'est bon signe".

Si un enfant retourne à l'école, en étant cas contact. Ce n'est pas un risque pour les autres enfants, et les enseignants, notamment ceux qui seraient un peu plus âgés ?

"Il faut démystifier le risque, actuellement, par rapport à omicron. Ce variant galope dans la population, tous les enfants vont être touchés, comme tous les adultes d'ici la fin du mois de mars. Mais ça ne veut pas dire être malade pour autant, ça veut dire 'être positif à un moment donné'. Mais très peu d'entre nous vont développer des formes graves de la maladie. Pourquoi ? Parce qu'on a une très bonne couverture vaccinale".

Donc c'est presque une bonne nouvelle ?

"Non, tomber malade n'est jamais une bonne nouvelle. Mais face à un variant par rapport auquel on ne peut pas arrêter la transmission – on voit très bien les limites de toutes nos stratégies – il y a une immunité qui s'installe, naturelle, post-vaccination. Et chez les enfants, c'est la même chose. Donc nous, ce qui nous intéresse d'un point de vue épidémiologique, c'est le nombre de malades, de symptômes en première ligne de soin, et l'indicateur hospitalier".


 

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