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Une bonne dizaine de députés wallons devraient quitter le parlement régional

(Belga) Nouvelles règles - plus strictes - sur le cumul des mandats obligent, on savait que les élections communales allaient avoir un impact conséquent au Parlement de Wallonie. Selon une estimation du greffier, 25 députés sur 75, étaient susceptibles de quitter l'institution, avec armes, bagages et indemnités de départ. Ils devraient finalement être une bonne dizaine, élus dimanche dernier, à privilégier leur commune.

Au MR, Jordan Godfriaux qui a battu le président de l'assemblée André Antoine (cdH) à Perwez et Patrick Lecerf, dont la liste ICOM a remporté 11 des 13 sièges à Hamoir, ceindront l'écharpe mayorale et remettront dès lors leur mandat de député wallon. Plébiscitée à Hamois avec 1.280 voix de préférence contre 1.181 pour Pierre-Henri Roland qui tirait pourtant la liste, Valérie Warzée-Caverenne posera le même choix. Au cdH, Isabelle Stommen deviendra début janvier présidente du CPAS de Welkenraedt, ce qui l'obligera elle aussi à renoncer à son poste de députée wallonne. Du côté socialiste, Dimitri Legasse à Rebecq et Maurice Mottard à Grâce-Hollogne ont été réélus. Véronique Bonni qui remplacera Yvan Ylieff, maïeur depuis 1973, à Dison, Bruno Lefevre à Ath et Nicolas Martin qui a battu, en nombre de voix de préférence, Elio Di Rupo à Mons quitteront également Namur, tout comme Jean-Marc Dupont dont la liste, en recul, est restée majoritaire à Frameries. Par ailleurs, des négociations sont toujours en cours, notamment à Seraing, à Huy - où une conférence de presse est annoncée en fin d'après-midi - et à Anderlues. Selon leur issue, Déborah Geradon, Christophe Collignon et Virginie Gonzalez pourraient également déserter les rangs du parlement régional, dit-on au PS. Le départ de ces députés, et leur remplacement, aura inévitablement un coût. "Il y aura un impact financier, une facture à laquelle nous devrons faire face et dont nous devrons nous acquitter", avait récemment admis André Antoine en regrettant, dans ce contexte, "l'absence de coïncidence des dates" entre les élections communales et régionales. Selon le greffier du parlement, le départ d'un parlementaire en cours de législature coûterait un maximum de 50.000 euros en termes de préavis à payer aux collaborateurs, dont une partie peut toutefois être reprise par le successeur du député, et 50.000 euros supplémentaires en indemnités de départ et en frais d'installation du remplaçant. Soit quelque 100.000 euros au maximum, par parlementaire et alors que les élections régionales de mai 2019 redistribueront à nouveau les cartes. (Belga)

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