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Vande Lanotte réplique: "Electrabel trompe ses clients"

Suite à la publication d'une interview fleuve de la patronne d'Electrabel dans la presse, le ministre de l'Economie contre-attaque. Johan Vande Lanotte tire à son tour sur l'électricien. Pour tenter de calmer le jeu, Electrabel invite le gouvernement à une "discussion constructive".

Le vice-Premier ministre et ministre de l'Economie Johan Vande Lanotte (sp.a) a vivement réagi, ce dimanche dans les colonnes du Nieuwsblad, aux critiques formulées par l'administrateur délégué d'Electrabel Sophie Dutordoir, qualifiant de "tromperie" la politique tarifaire de l'entreprise énergétique.

Toute visée électoraliste démentie

Sophie Dutordoir avait auparavant estimé, dans plusieurs journaux, que Johan Vande Lanotte était le chef d'orchestre des attaques lancées contre Electrabel. Il lui aurait également confié ne rien avoir contre le groupe mais vouloir séduire les électeurs. Le vice-Premier ministre a de son côté démenti toute visée électoraliste tout en assurant ne pas avoir de problème avec Electrabel. "Mais l'entreprise doit bien m'expliquer pourquoi elle est 400 ou 450 euros plus chère que la concurrence et pourquoi ses anciens clients payent davantage que les nouveaux. Ou la bonne réponse est-elle qu'Electrabel trompe ses clients", a déclaré Johan Vande Lanotte.

Electrabel invite le gouvernement à une "discussion constructive"
 
Elecrabel "invite le gouvernement à une discussion constructive sur les différents dossiers énergétiques", a indiqué à son tour dimanche l'entreprise qui lance dans la foulée un appel "à la rationalité et au dialogue constructif avec les autorités". L'Etat belge et le Groupe GDF SUEZ ont signé en 2009 un protocole d'accord les engageant sur une série de points, rappelle Electrabel dans un communiqué. "Ce protocole et les engagements pris précédemment prévoient la prolongation des centrales de Doel 1, Doel 2 et Tihange 1 dans un cadre global qui assure le partage des bénéfices du nucléaire à l'avantage de l'ensemble de la société belge", ajoute l'entreprise énergétique.     

"Electrabel a depuis pris sa part dans l'exécution des engagements. Le gouvernement de son côté a décidé de fermer les centrales de Doel 1 et Doel 2 et parle aujourd'hui d'augmenter sensiblement et de façon unilatérale la contribution nucléaire à 550 millions d'euros", poursuit-elle.     

Dans ce contexte - et alors que les critiques se multiplient, notamment de la part du vice-Premier ministre Johan Vande Lanotte - "Electrabel souhaite pouvoir ouvrir un dialogue constructif avec les représentants de l'Etat belge sur base de l'ensemble des éléments constitutifs de l'accord de 2009", avec comme priorité la diminution des prix pour le consommateur final.     

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