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Bientôt des radars volants? "On pourrait l'imaginer"

La police a débuté un marathon de la vitesse depuis ce matin 6 heures. Les zones de police et la police fédérale vont renforcer les contrôles de vitesse pendant 24 heures. Avec quels outils? Et à quoi ressembleront les radars de demain?

Un radar sans flash, peu visible et compact au point de pouvoir être glissé dans une poubelle. 90 de ces radars sont en action dans le pays. 20 prêts à être livrés. Depuis un an et demi, NK7 est le chouchou des polices. "Il flashe par infrarouge, il a une portée de six bandes de circulation maximum, ça veut dire du radar jusqu’à 25 mètres", explique Christian Capette, agent de la zone de police boraine.

Prix de cette version: 57.000 euros. Bien moins cher qu’un lidar, il y en a 25 dans le pays. Bientôt, aux abords des routes, le redoutable radar lunette, mais il n’est pas encore homologué. "C’est quand même une arme redoutable assez efficace pour flasher dans des endroits où il n’est pas possible de mettre un trépied par exemple", constate Benoit Godart, porte-parole de l'institut Vias. "Au moment où vous voyez le policier, lui il vous a déjà dans sa ligne de mire depuis bien longtemps. Et vous avez déjà été flashé."


"Le système de radar a montré aussi ses limites"

Autre moyen, les radars tronçon. Résultat: -70% des infractions. Il y a 50 dispositifs en Flandre. Un seul en Wallonie, à Liège. La Région veut rattraper le retard, avec 24 zones à équiper, comme sur deux longues lignes droites à Hensies. Eric Thiébaut, le bourgmestre et Président de la zone de police des Hauts-Pays, est pour cette installation. "Le système de radar a montré aussi ses limites. Là, on est vraiment dans le système idéal pour limiter la vitesse à mon sens. C’est un contrôle qui sera permanent, sur une très longue longueur." 

L’avenir du contrôle des routes se fera-t-il par les airs? Plusieurs cellules drones ont vu le jour, pour des surveillances d’événements, et des repérages. Mais à quand un radar volant? Il ne s'agit pas de science-fiction, pour Sébastien Cicelli, droniste à la police boraine. "On pourrait l’imaginer. C’est un outil qui est en évolution. Un drone, ce n’est jamais qu’une plateforme volante en-dessous de laquelle on va mettre n’importe quel outil. Donc il suffit d’imaginer que dans quelques années, quelqu’un invente un radar qui puisse se mettre en dessous d’un drone, et voilà, pourquoi pas."

En observant des routes, pilotes et copilotes peuvent déjà verbaliser pour vitesse inadaptée. Ils restent policiers avant tout.

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