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Des clients abasourdis devant les matières animales cachées dans leur nourriture: "En quoi on peut encore avoir confiance donc?"

Laxmi Lota et Pascal Noriega ont promené leur micro devant un supermarché de la capitale. Les personnes interrogées sont tombées des nues en entendant la présence de certaines substances animales bien cachées dans des produits de consommation courantes.

L'ONG française Foodwatch a alerté les consommateurs sur la présence de produits animaux dans certains produits industriels. Par exemple, certains bonbons et certains yaourts contiennent de la gélatine, mais il n'est jamais précisé qu'elle est issue du porc pour les premiers et du bœuf pour les seconds. "Ça n'a rien à faire là", estime une cliente.

Le E904, quant à lui, est une sécrétion de cochenille (un insecte) qu'on retrouve dans de la glace ou sur des pommes fraîches. Un soda rouge contient quant à lui des carmins, qui ne sont autres que de la cochenille broyée.

Dans les fromages, dont certains bio, il y a de la présure. C'est écrit noir sur blanc, mais peu savent qu'il s'agit d'un suc gastrique extrait de l'estomac de veaux abattus avant même d'être sevrés. "On est mieux avec le bio", pensait un client, avant d'apprendre pour ce fromage ou le vin, décrit ci-dessous. "En quoi on peut encore avoir confiance donc?", se demande-t-il.

Dans le vin, c'est de la colle de poisson qui sert à le clarifier. Elle ne doit même pas se retrouver sur les étiquettes, puisqu'il n'en reste rien dans le produit fini. "Là ça devrait" être obligatoire de l'afficher, estime une autre cliente.

D'autres écrivent en toutes lettres la présence de certains produits animaux dans leurs préparations, comme du bouillon de volaille dans des conserves de haricots blancs.

De plus en plus de clients ont déjà changé certaines habitudes, en traquant l'huile de palme par exemple, ou comme une dame interrogée, en n'achetant plus de viande hachée. "On a acheté une machine pour hacher la viande pour voir l'aspect qu'elle a avant d'être hachée".

Mais au final, le manque de transparence des industriels de l'agro-alimentaire va toujours plus loin que les précautions prises par les consommateurs. "C'est dégoûtant, on ne sait plus où aller et quoi faire pour avoir de la bonne marchandise quoi", résume enfin une autre cliente.

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