En ce moment
 
 

Enseignement: une caméra cachée dévoile les dessous des inscriptions

Le décret inscriptions était censé mettre tout le monde sur un pied d'égalité. Mais dans la pratique, c'est loin d'être le cas. Une séquence en caméra cachée d'Infor-Jeunes a mis au jour certaines techniques utilisées par les directions d'écoles pour dissuader certains parents d'inscrire des enfants issus de milieux défavorisés.

Un court-métrage réalisé par Infor-Jeunes Bruxelles et Laeken au moyen d'une caméra cachée et présenté mardi met au jour des pratiques, parfois illégales, de directions d'écoles secondaires de la capitale susceptibles de décourager l'inscription d'élèves issus de milieux sociaux défavorisés.

Dans ce film tourné dans cinq écoles bruxelloises "réputées complètes", il est notamment question, lors de demandes d'inscriptions, d'exigences telles que la copie du bulletin de cinquième primaire, de frais d'inscription importants ou de lettres de motivation. Il est également fait état de "soucis" en ce qui concerne les résultats et le comportement de l'élève par rapport aux "traditions" de l'établissement scolaire. Enfin, la direction insiste aussi sur des voyages scolaires obligatoires onéreux pour dissuader les parents.

Les familles plus aisées mieux conseillées

Il n'est en revanche jamais question face aux caméras cachées de l'indice qui permet aux familles venant d'écoles primaires socio-économiquement défavorisées d'être prioritaires à l'inscription. En revanche, des familles plus aisées se voient offrir des informations portant sur les critères géographiques et de proximité parentale.

Infor-Jeunes appelle au renforcement de l'information des critères du décret auprès des familles et à une plus grande centralisation des inscriptions. Il faut "limiter l'impact de l'entretien", soutient l'association.

Sanctions prévues

La ministre de l'Enseignement obligatoire Marie-Dominique Simonet a souligné mardi que le décret missions prévoit des "sanctions" qui peuvent être "disciplinaires" ou "financières" pour les écoles en cas de "refus" ou de "pressions" avérés lors de l'inscription à l'école. 


Vos commentaires