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Face au scandale, le propriétaire des abattoirs de Veviba les met en vente: des investisseurs sont déjà intéressés

Secoué par le scandale de la viande, le groupe Verbist (qui détient Veviba) a décidé de revendre les abattoirs de Bastogne, Rochefort et Zottegem. Un appel public sera lancé pour trouver des repreneurs. Christophe Clément et Aline Lejeune font le point sur cette décision.

Boudé par ses clients, privé de certains agréments, le Groupe Verbist consent finalement à céder une partie de ses activités. Un appel public est lancé afin de trouver un repreneur pour les abattoirs de Bastogne, Rochefort et Zottegem. "Verbist, il faut tourner la page. Je pense qu'il n'y avait pas de possibilité de récupérer un agrément. Je pense que l'Afsca a été très claire. Il y a une enquête judiciaire aujourd'hui. Donc c'était vraiment le préalable ce pas de côté de Verbist, pour reprendre et relancer l'activité", réagit Pierre-Yves Jeholet (MR), ministre wallon de l'Economie.

Les candidats ont jusqu’à mercredi minuit pour se manifester auprès des pouvoirs publics wallons. Plusieurs repreneurs potentiels seraient déjà intéressés. "Chacun sera libre de proposer ce qu'il veut. Etant entendu qu'il faut le maintien de l'activité, le volume de l'emploi. Ça peut être par rapport à un site ou pour l'ensemble des sites concernés", indique Pierre-Yves Jeholet.

Un investisseur extérieur peut être adéquat, mais à condition de ne pas vider l'outil

Le gouvernement wallon ne s’oppose plus à l’arrivée d’un éventuel repreneur étranger. Mais celui-ci devra présenter des garanties suffisantes. "Il faut un ancrage local et régional au niveau de ces structures. Un investisseur extérieur peut être adéquat, mais à condition de ne pas vider l'outil, et d'avoir un ancrage qui nous assure que cette filière bovine wallonne pourra être valorisée", commente René Collin (cdH), ministre wallon de l'Agriculture.


Eviter la faillite des abattoirs

Les abattoirs de Bastogne et Rochefort fonctionnent actuellement au ralenti. Si un repreneur n’était pas trouvé dans les 10 jours, ils s’exposeraient à un risque de faillite. Un scénario que le gouvernement wallon veut éviter, car les deux sites représentent 170 emplois directs.

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