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Les organisateurs de salons et foires crient à l'injustice: "Pourquoi les centres commerciaux ont pu rouvrir et pas nous?"

Les organisateurs de salons et foires crient à l'injustice:
 
CORONAVIRUS

L'un des secteurs qui devraient reprendre ses activités prochainement est celui des salons et des foires. La fédération des organisateurs d'événements et de congrès ne comprend pas pourquoi ce n'est pas encore le cas, puisque les conditions de sécurité peuvent être mises en œuvre de la même façon que dans les centres commerciaux. Elle assigne le gouvernement en justice. Les autorités devront donc trancher pour le prochain Conseil National de sécurité ce mercredi.

Le Palais 7 du Heysel est totalement vide depuis maintenant près de 4 mois. Une situation que déplore le secteur des salons et des foires, qui a saisi le conseil d’Etat pour faire pression sur le gouvernement. Les autorités politiques ont, elles, remis leurs conclusions ce week-end. "L'Etat lui-même admet qu'on ne présente pas plus de risque qu'un centre commercial, souligne Emile de Cartier, président de la Fédération des métiers de la foire, des salons et des congrès (Febelux). Donc nous comprenons encore moins pourquoi les centres commerciaux peuvent travailler et pas les foires et salons. Nous pensons qu'il y a discrimination entre deux secteurs".  

Les foires et les salons se disent en mesure d’appliquer les règles sanitaires. "Nous envisageons toutes les mesures qui sont prises d'ores et déjà dans les centres commerciaux, mais en plus de cela, nous avons par exemple le préenregistrement de tous les visiteurs. C'est-à-dire qu'à l'avance, nous savons qui va venir, quand ils vont venir, nous avons toutes leurs données", explique Fréderic François, directeur de Fisa, spécialisé dans l’organisation de salons et d’événements.


Les tenanciers de foires et salons sont au bord de l'asphyxie

Le secteur exige une réouverture immédiate, ou au minimum, une perspective de réouverture, pour le mois de septembre prochain. "L'objectif est de nous permettre dès à présent d'engager les frais nécessaires pour pouvoir organiser des salons à partir du mois de septembre puisque ça s'engage quand même deux à trois mois avant, explique Fréderic François, directeur de Fisa, spécialisé dans l’organisation de salons et d’événements. Maintenant, il est presque trop tard pour septembre. Nous avons besoin d'une perspective".

La situation est urgente pour les tenanciers de foires et de salons, déjà au bord de l’asphyxie. En témoigne Florent Godin, ex-administrateur délégué de "Conceptum Execution", une société dans le secteur de l’événementiel qui vient tout juste de faire faillite. "C'était une société qui avait 30 ans, décrit-il. Je faisais une vingtaine de salons par an. J'engageais une vingtaine de personnes, des gens passionnés. Aujourd'hui, à cause du covid, la société est tombée, mais en plus de ça, on ne peut pas redémarrer, on n'a pas de vision pour pouvoir le faire".

Le secteur attend du gouvernement une décision claire lors du prochain Conseil National de Sécurité. Si aucun calendrier n’est avancé, une audience au tribunal de première instance de Bruxelles sera maintenue jeudi, avec une astreinte de 100.000 euros par jour, que devra payer l’Etat.

 

 

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