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La Wallonie prolonge l'interdiction des terrains de sport synthétiques

Depuis un an, les communes qui construisent des terrains synthétiques avec ces fameuses billes noires ne touchent plus de subventions de la part des autorités wallonnes. Ce gel des subsides est prolongé.

Jean-Luc Crucke, le ministre wallon des infrastructures sportives a annoncé qu'il maintenait le blocage des subsides pour les communes qui voudraient aménager des terrains synthétiques. Il attend les résultats d'une étude sur les conséquences des billes noires en caoutchouc qu'ils contiennent sur la santé.

Pour l'instant, l'impact de cette matière n'est pas connu. Alors en attendant, les communes cherchent des alternatives. À Mont-Saint-Guibert par exemple, depuis mai dernier, les terrains de l’Arena sont en liège. Une facture qui a doublé par rapport au caoutchouc mais nécessaire pour le bourgmestre Julien Bruher.

"Au niveau des parents, on est très contents. À un moment donné, il faut faire un choix entre l'argent et la santé. On a choisi la santé même s'il n'y a rien qui prouve aujourd'hui que ce soit cancérigène", explique-t-il.


Des terrains amenés à disparaître ? 

À Bruxelles, 36 terrains synthétiques abîmés vont être rénovés pour un budget de 10,4 millions d’euros. Mais tout le monde n’est pas convaincu, c'est le cas de Paul Strecker, le correspondant qualifié d’Auderghem.

"Je ne suis pas convaincu que ce soit tellement nocif. Normalement, ces grains de caoutchouc ne sont pas destinés à être mangés, ils sont destinés à amortir les chutes, à donner une souplesse au terrain. Il n'y a pas d'étude non plus qui confirme la dangerosité du système", argumente-t-il.

Du côté fédéral, la ministre de la santé Maggie De Block l’affirme : les terrains belges sont en règle au regard des nouvelles limites fixées par la Commission européenne.

Pour l’instant les communes peuvent garder le caoutchouc mais il n’y aura pas de nouveau terrain avec ce matériau. Ils pourraient donc disparaître au fil des années.  

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