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Publication d'une liste de 50 médicaments considérés "à risque" en France: quid de la Belgique ?

 
 

Après la polémique autour de pilule Diane 35, d’autres médicaments sont aujourd’hui fortement décriés. La revue scientifique française "prescrire" publie une liste de 50 médicaments qu’elle considère "à risque". Qu’en est-il chez nous ? Y a-t-il des raisons de s’inquiéter ? Non, selon la plupart des spécialistes.

La revue française "Prescrire" dévoile jeudi sa liste des "médicaments plus dangereux qu'utiles", pour lesquels elle demande le retrait du marché en raison des risques sanitaires "disproportionnés" qu'ils représentent par rapport aux bénéfices apportés. "Certains sont nouveaux, d'autres sont plus ou moins anciens mais encore autorisés, disponibles et promus", souligne la revue indépendante. Cette liste noire, qui comporte plusieurs dizaines de médicament, "à retirer du marché", a été établie sur la base d'analyses publiées dans la revue de 2010 à 2012, explique la revue.

La Belgique est plus protégée

Selon la publication, 56 médicaments distribués en France comporteraient trop de risques pour les patients par rapport aux bénéfices apportés. Selon ces scientifiques, il faudrait les interdire de quoi créer un nouveau débat chez nos voisins français. Mais en Belgique cette révélation n'est pas aussi pertinente. Plusieurs médicaments cités sont interdits à la vente dans notre pays ou ne sont plus prescrits.  Lawrence Cuvelier, vice-président de la Fédération des Généralistes de Bruxelles, était au micro de Sébastien Degrave pour RTl-TVI. "Nous sommes en Belgique un peu mieux protégés. Il y a aussi dans cette liste des médicaments que je n'ai plus prescrits depuis 20 ans."

La vigilance est de mise

Pour expliquer le maintien de ces produits qu'elle juge dangereux, la revue pointe du doigt les laboratoires pharmaceutiques qui exerceraient des pressions sur les médecins. Pour qu'ils prescrivent ces médicaments controversés. "Ce n'est pas faux. Il y a une pression mais de toute façon les firmes pharmaceutiques sont de plus en plus surveillées. Les moyens de pression sont de moins en moins grands." Pour le Lawrence Cuvelier, même si cette liste tombe parfois dans le sensationnalisme, la vigilance reste toujours de mise.




 

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