Un bug technique pourrait compromettre le service minimum à la SNCB: des grévistes n'ont pas pu s'enregistrer en ligne

Pour la toute première fois, le service minimum est censé entrer en application. Pour cela, les cheminots qui souhaitent être en grève doivent s'enregistrer en ligne. Et selon les syndicats, le formulaire en ligne n'a pas fonctionné.

Les travailleurs de la SNCB qui comptent participer à la grève de demain soir avaient jusqu'à lundi 22 h pour s’enregistrer. Le but: limiter au maximum l’impact pour les navetteurs en garantissant que les postes essentiels soient occupés. Mais à l’heure fatidique tout ne s’est pas passé comme prévu.

"Il y avait certaines difficultés pour s'enregistrer, pour que les agents enregistrent leur déclaration d'intention. A certains endroits, on est même revenu à une formule papier de telle sorte que les agents devaient remplir une déclaration manuellement de façon manuscrite. Il y a effectivement eu certains problèmes dans les déclarations", éclaire Pierre Lejeune, secrétaire national CGSP cheminots, au micro de Simon Breem et de Denis Caudron. 


Le service minimum compromis

Ces problèmes pourraient mettre en danger la garantie du service minimum. Aujourd’hui, la SNCB et Infrabel préparent les listes de travailleurs à placer aux postes-clés. Le secteur le plus impacté est celui des cabines de signalisation. Ces dernières sont chargées de régler règlent les feux de circulation et les aiguillages.

Si l’une des ces cabines n’est pas occupée l’entièreté de la zone concernée est hors-service. Du côté des syndicats, on craint les conséquences de la mise en place du service minimum malgré les manques d’effectifs probables.


"Des pressions sont exercées sur les agents"

"Des pressions sont exercées sur les agents, nous l'entendons un peu partout sur le réseau pour qu'ils adhèrent au projet du service minimum. Nous pensons qu'il y a des règles de sécurité à respecter dans des endroits stratégiques, notamment dans des cabines de signalisation. Il n'est pas question que des agents prestent 16 heures ou que des agents prennent des fonctions alors qu'ils n'ont pas le brevet requis", assure Pierre Lejeune. 

La grève qui commence demain a été initiée par la CGSP. Parmi les 32 000 cheminots belges plus de la moitié y sont affiliés. On attend donc des perturbations majeures sur le réseau.

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