Un jeune passe en moyenne 3h12 par jour sur son smartphone: voici le danger principal dont il faut se méfier

Les jeunes passent désormais plus de temps devant leur smartphone que devant la télévision. Les 16-30 ans passent en moyenne 3 heures 12 quotidiennement sur leur écran. Est-ce vraiment inquiétant? Benjamin Brone et Alain Hougardy se sont penchés sur cette étude.

"J'attends ma grand-mère qui doit venir. Elle ne sait pas où elle doit venir me chercher et j'ai plus qu'un pour cent de batterie, c'est génial"... Cette étudiante, dépitée devant son appareil déchargé, doit généralement recharger son téléphone deux à trois fois par jour, en raison d'une consommation devenue quasiment incontrôlable. "Facebook, les mails, le shopping en ligne...", voilà l'usage principal qu'elle a de son téléphone.

Et elle ne fait pas exception. Selon une étude TNS, les 16-30 ans passent en moyenne 49 jours par an sur leur smartphone. En Wallonie, 40% des citoyens disposent de cet appareil multifonction. "Les réseaux sociaux massivement, le courrier électronique, la géolocalisation, la recherche d'informations...", André Blavier, de l'agence du numérique, confirme les propos de l'étudiante. "Ce sont les usages qu'on retrouve dans les études qui sont parues à propos des jeunes, dont on voit aujourd'hui que le mobile est le lieu essentiel pour capter l'information", explique-t-il.


Danger principal: l'isolement

Le téléviseur serait donc en passe d'être détrôné. Mais contrairement au petit écran, le smartphone peut isoler son utilisateur. Annabelle Klein, professeur de communication à l'université de Namur, pointe un danger à cette utilisation massive du téléphone : "Si vous prenez quelqu'un qui a besoin de son smartphone pour passer des heures et des heures devant son jeu vidéo et qu'il oublie de faire d'autres choses importantes dans sa vie, et que ça l'extrait dans ce sens-là de sa vie courante, de sa vie quotidienne, là, ça peut poser problème", dénonce-t-elle.

En moyenne les jeunes consultent 150 fois par jour cet appareil méconnu il y a 10 ans à peine. "Pour la Wallonie aujourd'hui, on identifie des entreprises qui développent des applications mobiles, qui sont après captées par des grands groupes. Et donc, ça développe notre activité", reconnait André Blavier. Reste que l'enjeu économique voile peut-être une partie de la réalité : la cyberdépendance est une addiction aujourd'hui avérée.

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