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Ambiance électrique sur le plateau de Controverse (vidéos)

 
 

L'impasse politique était au coeur de l'émission Controverse ce dimanche midi sur RTL TVi. Les questions qui fâchent ont été abordées. Les échanges entre les différents invités étaient souvent vifs et acerbes. Un débat très animé qui n'augure rien de bon.

Qui est responsable de l’échec de la mission du conciliateur royal Johan Vande Lanotte ? Cette question a suscité un débat très animé sur le plateau de Controverse ce dimanche midi sur RTL-TVI. Francophones et néerlandophones ont eu des propos très durs les uns envers les autres. Cette tension extrême ne laisse entrevoir aucune sortie à l'impasse actuelle.

Onkelinx très en colère  

Laurette Onkelinx (PS) n'a pas caché son irritation face à ses interlocuteurs de la N-VA et du CD&V. La vice-première ministre et ministre de la santé, a notamment critiqué le comportement du CD&V qui "se cache constamment soit derrière la N-VA, soit en disant ‘ils n'ont qu'à prendre leurs responsabilités, qu'ils les prennent, pas moi’ Mais quand, bon Dieu, chaque parti autour de la table avec son identité propre donnera son avis et sera constructif pour l’avenir du pays". "C’est assez étrange que quand nous avons des points de vue, ce n’est pas constructif, quand le PS en a, c’est une proposition constructive", a réagi d'emblée le président du Sénat Danny Pieters (N-VA).  

> VIDEOS: les moments forts de ce débat très tendu

La N-VA pointée du doigt comme responsable

Selon lui, si la mission de Johan Vande Lanotte n’a pas abouti, ce n’est pas seulement à cause de la N-VA. "On a jamais dit ‘cessez de négocier’. On a dit ‘essayons de négocier’", a insisté Danny Pieters pour dédouaner son parti. En prononçant cette phrase, le nationaliste flamand a sans cesse été coupé par Laurette Onkelinx qui visiblement ne partageait pas cet avis. "J’aimerais bien que vous soyez autour de la table M. Pieters face à moi et que vous me disiez ce que vous pensez", a-t-elle martelé.

"C'est un peu comme au Moyen-Age"

Les autres partis francophones présents sur le plateau lui ont emboîté le pas. Jean-Marc Nollet, vice-président du gouvernement wallon (Ecolo), a estimé également que les nationalistes flamands sont les responsables du blocage actuel. "Je trouve que la N-VA a pour stratégie de maintenir l’état fédéral dans le coma et ça leur convient parfaitement ce qu’il se passe". Selon l’écologiste, le fait qu’il n’y ait pas de gouvernement fédéral n’inquiète pas le parti de Bart De Wever. Pour eux, "ce qui compte, c’est la Flandre", a avancé Jean-Marc Nollet. "Et maintenir cela, c’est un peu comme au Moyen-Age. On encercle l’Etat fédéral et on attend. On se dit que les vivres n’arriveront plus, qu’il devra bien céder à un moment donné. Mais penser que les francophones vont céder. Mais ils rêvent tout haut", s’est-il exclamé.

Melchior Wathelet, secrétaire d’Etat au Budget (cdH), a pour sa part assuré que les nationalistes flamands ne veulent même pas "aller à table". "Dire que ce n’est pas constructif d’aller à table, de parler d’une note, c’est quand même assez difficile de l’accepter".

"Nous serons constructifs" assure le CD&V

"Les gagnants des élections doivent assumer leurs responsabilités. Croyez-moi, nous serons constructifs, mais à une seule condition : c’est que l’on couvre l’ensemble des problèmes qui nous préoccupent", a indiqué Etienne Schouppe, secrétaire d’Etat à la mobilité (CD&V).

L'ouverture aux libéraux: la solution ?

L’une des nombreuses pistes évoquées lors du débat pour sortir de la crise est l’entrée en jeu des libéraux dans les négociations pour ouvrir le débat. "Je ne suis pas sûr qu’avec les libéraux, cela sera plus facile ou difficile. Je ne le sais pas", a souligné Danny Pieters (N-VA).

Etant donné l’ambiance électrique qui régnait sur le plateau de Controverse ce dimanche, l’avenir des négociations semble en tout cas très sombre. Le chemin qu’il reste à parcourir avant de trouver un compromis risque d'être très long…


 




 

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