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Etudiante hospitalisée après un baptême: "Je défie les étudiants responsables de se dénoncer"

 
 

Dans l'émission Controverse, Bernard Rentier, le recteur de l'Université de Liège, a condamné les discriminations à l'égard des non baptisés. Il a également lancé trois défis, dont celui de demander à ceux qui sont responsables du baptême qui a mal tourné de se dénoncer.

Une jeune fille, étudiante française en première année vétérinaire à l'Université de Liège (ULg), a été hospitalisée il y a deux semaines à l'issue d'un baptême d'étudiant qui a mal tourné. L’émission controverse est revenue sur ce fait d’actualité. "Tout le folklore étudiant, les baptêmes, c’est une chose. Si c’est bien cadré, je n’y vois pas d’inconvénient. Par contre, il y a toute une série de dérives. Il y a les dérives qui provoquent des accidents quand on s’en va ailleurs et qu’on n’est pas surveillé, et il y a des dérives de types sanctions vis-à-vis des non baptisés, et donc appel à la haine d’un groupe par un autre, ça c’est tout à fait en dehors des chartes de baptême", a déclaré Bernard Rentier, le recteur de l’ULg.

Les élèves discriminés s'ils ne sont pas baptisés

M. Rentier a également indiqué avoir des preuves de ces discriminations dont souffraient les étudiants non baptisés. "Ce n’est pas partout dans l’université, nous savons très bien où ça se trouve et le cas qui s’est produit est exactement celui-là. Si la jeune fille qui va reprendre ses cours s’assied à côté d’un non baptisé ou parle à un non baptisé, elle en subira des séquelles et ce n’est pas normal, c’est ça que je veux absolument éradiquer de mon université."

Des profs et des maîtres de stage complices des discriminations

"Il y a des profs qui sont complices, des maîtres de stage m’a-t-on dit parmi les vétérinaires qui ne veulent pas de non baptisés comme stagiaire", a avancé Dominique Demoulin. "Tout à fait", lui a répondu M. Rentiers. "Ils les accueillent chez eux dans leur famille à leur table, ils sont logés, nourris et ils considèrent donc qu’ils ont le droit de choisir. On peut les retirer de la liste des maîtres de stage, mais nous n’en sommes pas arrivés là pour le moment, parce que d’abord on a bien besoin de maîtres de stage, ça fait partie de la formation, mais il faut éduquer tout le monde."

Trois défis

Pour parvenir à éduquer tout le monde, M. Rentiers propose trois défis :

  • "Je défie les étudiants qui ont été responsables de cet accident de venir me voir et de se dénoncer, parce que je ne connais toujours pas leur nom."
  • "Je défie les étudiants de deuxième bac vétérinaire qui accompagnent cette jeune fille de faire en sorte que malgré les séquelles, malgré son absence, elle réussisse son année et qu’ils l’aident à le faire. C’est là qu’on va tester ce fameux sentiment de solidarité entre les étudiants."
  • "Le troisième défi s’adresse à tout le monde, y compris aux vétérinaires en place, qui travaillent en privé chez eux et qui accueillent des jeunes. Je voudrais que tout le monde se solidarise pour faire en sorte que les parents de cette jeune fille qui ont dû venir vivre ici pendant 15 jours, ça leur a coûté très cher, ils ont abandonné leur boulot et qui ont en plus la facture de l’hélicoptère qui a ramené la jeune fille des Ardennes au CHU de Liège. Cette facture-là je voudrais bien qu’elle soit prise en charge par la collectivité si elle est si solidaire qu’elle prétend l’être."



 

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