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L'exposition The World of Bruegel in Black and White s'ouvre mercredi au KBR à Bruxelles

L'exposition The World of Bruegel in Black and White s'ouvre mercredi au KBR à Bruxelles

(Belga) L'exposition "The World of Bruegel in Black and White" a été inaugurée lundi à la bibliothèque royale de Belgique (KBR). A cette occasion s'est tenu sur son toit un concert de l'orchestre VVOLK pour marquer le 40e anniversaire de la salle de L'Ancienne Belgique. L'exposition sera ouverte au public dès mardi et restera visible jusqu'au 16 février prochain.

L'exposition est découpée en 13 salles. Elle se prolonge dans le Palais de Charles de Lorraine, gouverneur-général des Pays-Bas autrichiens de 1744 à 1780. Cet espace agencé au XVIIIe siècle vient d'être entièrement rénové pour 7 millions d'euros, avec le soutien de la Régie des Bâtiments et de Toerisme Vlaanderen. L'exposition ramène les visiteurs 450 ans en arrière, au XVIe siècle, période durant laquelle la Flandre était au cœur de la production et du commerce des estampes. Dans les premières salles, elle montre comment se déroulait le processus, du dessin à l'estampe. Pour ce faire, elle s'appuie sur des dessins préparatoires originaux de Bruegel, parmi lesquels ses paysages italiens et ses sept péchés capitaux. Le Cabinet des Estampes de KBR et la KU Leuven ont lancé en 2016 le projet FINGERPRINT, qui fait appel aux dernières techniques d'imagerie pour observer les différentes phases de genèse des estampes de Pieter Bruegel. Leurs premiers résultats ont été incorporés dans l'exposition. Par la suite, différentes estampes de Pieter Bruegel sont présentées en mettant en lumière ses paysages panoramiques fournis, l'influence du peintre flamand Jérôme Bosch, ses folles créatures imaginaires ou encore ses visées moralisatrices. "On a conçu l'exposition de manière à ce que ce ne soit pas toujours des cadres qui sont simplement accrochés au mur", explique Joris Van Grieken, commissaire de l'exposition. "On a essayé de recréer l'ambiance de l'époque. Au XVIe et même encore au XVIIe siècle, les estampes étaient posées sur des tables, reliées dans un album ou étaient volantes. Donc, on en présente dans des vitrines en bois sur lesquelles on peut se pencher, dans une table vitrée..." Au total, l'oeuvre de ce peintre flamand compte une septantaine de gravures qui ont fait l'objet de multiples impressions. Elles sont toutes reprises au sein de l'exposition. Des peintures ou encore des manuscrits viennent encore enrichir la collection présentée au public. Le dernier espace met en évidence les influences de Pieter Bruegel après sa mort. L'artiste Phelgm expose entre autres ici une interprétation moderne de l'estampe La Luxure, gravée dans du cuivre. (Belga)

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