Leonardo DiCaprio inquiet pour le parc des Virunga au Congo: les derniers gorilles de montagne en danger à cause d'un projet pétrolier

Leonardo DiCaprio inquiet pour le parc des Virunga au Congo: les derniers gorilles de montagne en danger à cause d'un projet pétrolier

La République démocratique du Congo a officialisé, la semaine dernière, son projet d'exploiter du pétrole dans les parcs naturels des Virunga, le plus ancien d'Afrique, et de la Salonga, d'après un document diffusé vendredi. Le gouvernement congolais projette le "déclassement par décret d'une zone à intérêt pétrolier" dans les deux parcs, selon un compte-rendu d'un conseil des ministres en date du 8 juin, diffusé seulement ce vendredi. La "zone d'intérêt pétrolier" concerne 172.075 hectares des Virunga soit 21,5% de la surface totale du parc classé au patrimoine mondial par l'Unesco, d'après le compte-rendu qui ne donne aucun chiffre pour la Salonga.


"La nécessité de protéger les derniers gorilles de montagne"

Depuis cette annonce, de nombreuses voix se sont élevées pour protester contre ce projet. Et parmi celles-ci, une plus connue que les autres, celle de Leonardo DiCaprio. L'acteur oscarisé s'est exprimé sur Twitter à ce sujet. "Il y a quelques années, nous avons produit le documentaire Virunga pour sensibiliser sur la nécessité de protéger les derniers gorilles de montagne. Les nouvelles récentes sur les menaces pétrolières nous rappellent la nécessité de rester vigilants dans la protection des Virunga", a-t-il écrit.

Leonardo Di Caprio est très investi dans la lutte pour la protection de l'environnement et de la nature. Il a notamment créé la Fondation Leonardo DiCaprio qui soutient le développement durable mondial depuis 1998. Elle est particulièrement dédiée à la protection des derniers endroits sauvages de la Terre et à favoriser une relation harmonieuse entre l'humain et la nature.


"Des conséquences catastrophiques"

Le projet de "commission" pour étudier le "déclassement" partiel de deux des joyaux naturels et touristiques de la RDC avait été révélé par l'ONG Global Witness le 3 mai. L'ONG avait demandé l'arrêt de ce projet en dénonçant "des conséquences catastrophiques" pour l'environnement: "Le parc de la Salonga abrite près de 40 % de la population mondiale de bonobos, tandis que celui des Virunga constitue un habitat vital pour de nombreuses espèces protégées, les hippopotames, les éléphants et certains des derniers gorilles des montagnes au monde".


Fief de plusieurs milices et groupes armés

Dans les Virunga, le plus ancien parc naturel d'Afrique, les réserves pétrolières sont estimées à "6.758 milliards de barils avec les recettes budgétaires additionnelles de sept milliards de dollars", d'après une note du ministre que l'AFP avait pu consulter. Le parc des Virunga a suspendu ses activités touristiques jusqu'à la fin de l'année après la mort d'une ranger et l'enlèvement de trois personnes dont deux touristes britanniques le 11 mai.

A la frontière avec le Rwanda et l'Ouganda, les Virunga s'étendent sur 7.800 km2 dans la province du Nord-Kivu, fief de plusieurs milices et groupes armés.

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