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Romain Duris en père quitté dans "Nos Batailles", drame intime et social

Romain Duris en père quitté dans
L'acteur Romain Duris, le 27 août 2016 à AngoulêmeYohan BONNET

Dans "Nos Batailles", en salles mercredi, Romain Duris incarne un syndicaliste et père de famille quitté par sa femme qui va devoir faire face sur tous les fronts, entre drame intime sensible et chronique sociale.

Olivier (Romain Duris, dans un rôle de la maturité), père de deux enfants et délégué syndical dans un entrepôt de produits vendus par internet type Amazon, dans lequel il dirige une équipe, se retrouve sans repères quand sa femme part de la maison sans prévenir du jour au lendemain.

Forcé de concilier vie de famille, activité professionnelle et syndicale, il va alors s'efforcer de retrouver un équilibre dans sa vie, épaulé notamment par une sœur aimante (Lætitia Dosch).

Deuxième long métrage du réalisateur franco-belge Guillaume Senez ("Keeper"), "Nos Batailles" a été inspiré au cinéaste au départ par sa propre vie, alors qu'il "s'est séparé de la mère de ses enfants un peu avant le tournage de son long métrage +Keeper+" (2015), racontait-il à l'AFP lors du dernier Festival de Cannes, où le film a été remarqué dans la section parallèle de la Semaine de la critique.

"Je me suis retrouvé seul avec mes enfants. J'ai dû apprendre à vivre avec eux tout seul, en garde alternée", ajoutait-il. "Je me suis dit +qu'est-ce qui se passerait si la mère de mes enfants décide de partir à l'autre bout du monde ou s'il lui arrivait un accident? (...) C'était le point de départ du film".

A partir de cette trame, le film fait état en parallèle, avec finesse, des deux combats personnel et professionnel menés par ce personnage, que ses enfants vont "faire grandir", selon le cinéaste.

"Je ne voulais pas faire un film frontal sur le monde du travail, mais plus sur les répercussions du monde du travail d'aujourd'hui sur la famille, sur l'intime", souligne le réalisateur de 40 ans, qui dit avoir voulu parler de "tous ces problèmes qu'on ramène à la maison le soir et qui sont toujours présents, ces heures qui n'en finissent plus, ces mails auxquels on répond à 11h du soir...".

"J'essaie d'être dans l'humain, dans l'émotion, dans l'intime, d'amener une sincérité. Après, je pense que ça peut faire naître beaucoup de réflexion", explique-t-il. "Je pense que si le spectateur est ému et se pose les bonnes questions, ce sera beaucoup plus fort que si on lui dit ce qui est bien ou pas".

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