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ARN messager: la technologie développée dans plusieurs vaccins contre le Covid réserve encore beaucoup de surprises

Développée dans plusieurs vaccins contre le Covid: quelles surprises réservent encore la technologie de l'ARN messager?
©BELGA
 
CORONAVIRUS
 

Technologie qui a permis de créer des vaccins contre le Covid, l’ARN messager réserve beaucoup de promesses. La technique consiste à injecter des brins d'instructions génétiques dans nos cellules pour leur faire fabriquer des protéines spécifiques du virus. Ces protéines sont livrées au système immunitaire pour lui permettre de produire des anticorps. Ces mêmes anticorps pourront reconnaître et combattre efficacement le virus s’il tente d’infecter l’organisme plus tard. Une fois cet ARN "lu", il est rapidement détruit et il n’en reste plus aucune trace dans le corps. Deux vaccins contre le Covid actuellement présents sur le marché européen utilisent cette technique : le Pfizer-BioNtech et le Moderna. Un troisième vaccin Curevac va suivre.

Les avancées sur l'ARN messager permises par la recherche d'un vaccin contre le Covid vont-elles nous aider à combattre d'autres maladies ? Des maladies aussi diverses que la grippe saisonnière, le cancer, le virus Zika ou encore le SIDA sont concernées par les recherches actuelles. La firme Moderna travaille sur un vaccin curatif pour le cancer de la peau. Les résultats seront connus cette année ou l'année suivante, un progrès conséquent depuis la découverte de l'ARN messager en 1961. La chercheuse hongroise Katalin Kariko a notamment contribué à son développement en y consacrant sa carrière depuis les années 1990.

"Il n'y a pas de doutes que cette technologie va continuer à être développée, sauf si on se retrouve tout à coup devant des effets secondaires graves et pas immédiats mais ça n'en vraiment prend pas le chemin. BioNtech associé à Pfizer, Curevac ont commencé à développer cette technologie pour des vaccins thérapeutiques contre le cancer. Probablement qu'on peut aussi faire des essais pour beaucoup d'autres maladies infectieuses", se réjouit le professeur Pierre Coulie, chercheur au Fonds de la Recherche Scientifique (FNRS). Il tempère toutefois : "Il y a déjà un certain nombre de vaccins déjà très efficaces tels qu'ils sont comme ceux contre la polio, tétanos, rougeole, etc. Et on n'a pas de nécessité absolue de changer la technologie mais peut-être qu'un jour ce sera le cas".

 




 

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