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L'état de la biodiversité wallonne est préoccupant: un tiers des espèces animales et végétales sont menacées

L'état de la biodiversité wallonne est préoccupant: un tiers des espèces animales et végétales sont menacées

Selon le dernier rapport sur l'état de l'environnement wallon présenté mardi à Namur, son érosion est continue. Selon les listes rouges établies pour différents groupes d'espèces, près d'un tiers des espèces animales et végétales étudiées sont menacées de disparition à l'échelle de la Wallonie et 9% ont d'ores et déjà disparu du territoire.

L'objectif européen de stopper le déclin de la biodiversité à l'horizon 2010 n'a donc pas été atteint et ceux de la stratégie de la biodiversité pour 2020 ne semblent pas plus à portée de main. Les habitats sont effectivement dans un état défavorable, bien qu'une évaluation de la tendance ne soit pas possible en raison d'une disparité des données.

Les forêts wallonnes sont en tout cas en mauvaise santé et leur situation tend à s'empirer. A l'heure actuelle, 40% des feuillus sont défoliés. Selon les normes européennes, au-delà de 25% on estime que cette perte des feuilles/épines est anormale.


Un peu mieux pour la qualité de l'eau et de l'air

En ce qui concerne l'état des sols wallons, il est également défavorable (carence en matière organique, pollution, imperméabilité, etc.), mais des signes d'amélioration sont visibles. L'état de l'eau est un brin meilleur. Bien que les objectifs européens 2015 ne soient, ici non plus, pas atteints, on constate une amélioration progressive de la qualité des eaux wallonnes. Plus de 40% des masses d'eau de surface sont en bon ou très bon état écologique (objectif: 51%), et c'est également le cas pour 61% des masses d'eau souterraine (objectif: 70%). Les mesures prises, comme contrats de rivières, contrats de captage, etc., vont dans le bon sens, mais l'évolution de la qualité de l'eau reste tributaire tant de la météo que de la préservation des sols.

Enfin, la qualité de l'air en Région wallonne est plus réjouissante. On constate une baisse des émissions de nombreux polluants atmosphériques. Facteurs structurels (évolution technologique) et conjoncturels (baisse de l'activité industrielle avec la crise économique) ont activement participé à cette amélioration, "les efforts structurels devront cependant être poursuivis si la Wallonie veut respecter les objectifs plus ambitieux qui se profilent à l'avenir", souligne le rapport. Cela nécessitera une révision du Plan air-climat-énergie 2016-2022 et surtout un renforcement des mesures qu'il contient.

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