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Nicolas Hulot revient, au moins à la tête de sa fondation

Nicolas Hulot revient, au moins à la tête de sa fondation

(Belga) Retour à la case ONG pour l'ex-ministre Nicolas Hulot, qui a promis de revenir dans l'arène pour défendre la transition écologique et, dans un premier temps, retrouve la tête de sa fondation.

"Dans ce monde qui se fragmente, je veux modestement essayer d'être un trait d'union", a-t-il dit après sa désignation mercredi comme président d'honneur de la FNH, qui reprend par la même occasion son nom originel de "Fondation Nicolas Hulot". "Je veux voir comment rassembler, faire émerger les bonnes idées, faire en sorte que la créativité en France et ailleurs puisse à la fois inspirer les politiques et en même temps les libérer", a-t-il expliqué par téléphone à l'AFP, cloué dans sa maison bretonne par la grippe. La démission d'Audrey Pulvar, qui le remplaçait depuis son entrée au gouvernement en mai 2017, a été actée par le conseil d'administration. L'économiste Alain Grandjean est nommé président au côté du président d'honneur. "Le tandem économie et écologie est inscrit désormais jusque dans la gouvernance de la FNH", explique la structure, fondée en 1990 par l'ex-animateur télé. "J'ai envie de mettre en valeur ce qui peut contribuer à être la solution. Déjà ce simple rôle est essentiel dans une France sur le fil du rasoir et pas loin de s'éparpiller", dit-il. Mais "je n'ai pas l'intention de refaire du lobbying permanent, de m'exprimer sur tous les sujets. Ce que l'on doit apporter est un peu de recul et ne rien faire qui ajoute de la division à la division", ajoute-t-il. Sur le front climatique, le réchauffement arrive à un moment charnière, avec une hausse des températures de 1,5°C possiblement dès 2030. Les mesures sont insuffisantes et le mouvement des "gilets jaunes" a relégué les préoccupations environnementales au second plan. Le militant de 63 ans pourra s'appuyer sur une mobilisation grandissante de la rue, suscitée en partie par sa démission. "Malgré la focalisation sur le mouvement des 'gilets jaunes', la préoccupation climatique s'exprime et il faut lui donner une réponse à la hauteur", souligne Hulot. (Belga)

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