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Première mondiale et ESPOIR: une équipe belge révèle un moyen de bloquer les métastases chez les souris

 

Nouvelle très encourageante pour le traitement des cancers: des chercheurs de l'Université Catholique de Louvain (UCL) ont identifié des composés pour prévenir les métastases tumorales. L'équipe a travaillé sur des souris et les résultats sont spectaculaires. Une première mondiale financée par le FNRS (et donc par vos dons via le Télévie).

L'université Catholique de Louvain et le professeur Sonveaux ont présenté une première mondiale à la presse ce jeudi. La découverte révélée ouvre la voie à une guérison possible de nombreuses personnes atteintes du cancer, cette maladie qui affecte 60.000 nouveaux cas et tue 27.000 victimes chaque année en Belgique. La plupart des décès (90%) sont causés par les métastases, c'est-à-dire la propagation du cancer, généralement via notre système sanguin, à d'autres zones du corps que celle initialement touchée. C'est contre ces métastases qu'une arme nouvelle a été trouvée par une équipe belge. Nos journalistes Alix Battard et Xavier Gérard sont partis à la rencontre du professeur Sonveaux et ses chercheurs dans le laboratoire où ils travaillent sur le projet depuis 5 ans. Un travail qui n'a pas été vain puisqu'il a amené à un moyen d'empêcher le développement des métastases.

"Dans les cellules qui sont capables de faire des métastases, on a observé la production d'un déchet totalement inattendu qui s'appelle le superoxyde et on a montré que ce fameux superoxyde est responsable de la formation des métastases", commence par expliquer le professeur Sonveaux. Il poursuit: "On a été un cran plus loin et on s'est dit que puisque le superoxyde était responsable des métastases, on devait essayer de le bloquer".

Par chance, une molécule capable de bloquer ces superoxydes se trouve déjà dans un médicament existant utilisé notamment pour soigner la maladie de Parkinson. Les chercheurs ont donc testé le traitement contre le cancer chez des souris. Les résultats sont spectaculaires. Chez des souris qui souffrent d'un mélanome largement répandu, on voit clairement les métastases disparaître après utilisation du traitement.

"Puisque le médicament existe déjà et qu'il s'est montré non toxique chez l'homme dans d'autres pathologies, on peut espérer que raisonnablement le traitement puisse être testé prochainement chez le patient cancéreux, d'ici quelques années", espère le professeur. Invité sur le plateau du Journal de 19h, celui-ci prévient cependant qu'il faut rester prudent. Si les résultats sont positifs sur la souris, cela ne signifie pas encore qu'ils le seront autant sur l'homme. Mais la découverte invite à l'espoir pour des milliers de malades. "L'équipe et moi-même sommes très enthousiastes, on espère sauver des vies dans un avenir proche", déclare le professeur Sonveaux. Ses travaux de recherche ont été financés par le FNRS et donc par le Télévie grâce à... vos dons.

 

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