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Aéroport de Toulouse: l'Etat s'engage à conserver ses parts

Aéroport de Toulouse: l'Etat s'engage à conserver ses parts
Des avions sur le tarmac de l'aéroport de Toulouse-Blagnac, le 19 octobre 2017PASCAL PAVANI
Chine

Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire s’est engagé à ce que l’État maintienne sa participation au capital de l’aéroport de Toulouse-Blagnac, a annoncé une délégation reçue jeudi à Bercy alors que l'actionnaire principal, le Chinois Casil, souhaite se désengager.

"Conformément au souhait exprimé par l'ensemble des parties prenantes", le ministre "s’est engagé à ce que l’Etat maintienne sa participation de 10,01%" se félicitent dans un communiqué les membres de cette délégation, notamment les présidents PS de la Région et du département, Carole Delga et Georges Méric, de Toulouse Métropole Jean-Luc Mondenc (LR) et de la CCI, Philippe Robardey.

M. Moudenc s'est affirmé "satisfait" auprès de l'AFP de cette réponse apportée aux "inquiétudes" des acteurs institutionnels sur un possible désengagement de l'Etat.

Le maire a rappelé "l'enjeu spécifique" de la participation publique, au vu de la spécificité de l'aéroport, le 5ème au niveau national, qui est aussi une "plate-forme d'Airbus".

Début 2018, l'Etat avait décidé de garder sa part sur laquelle Casil avait une option, comme le souhaitaient les acteurs locaux qui se partagent 40% du capital de l'aéroport.

Bruno Le Maire a reconnu le "rôle stratégique (...)à la fois pour le développement du territoire et la compétitivité de ses entreprises, en particulier pour la filière aéronautique" relève le communiqué, signé aussi par la sénatrice de Haute-Garonne Françoise Laborde, et le député Jean-Luc Lagleize.

Bruno Le Maire s’est aussi engagé à réunir à nouveau les acteurs locaux d’ici l’été pour aborder la question de la gouvernance de l’aéroport, ajoute le communiqué."C'est une ouverture et c'est positif", a commenté M. Moudenc.

Le rendez-vous s'est tenu alors que Casil, qui détient 49,99% des parts depuis 2015, cherche à se désengager et a mandaté la Banque Lazard pour évaluer des offres.

Vendredi, le tribunal de commerce de Paris doit par ailleurs se prononcer en référé sur une demande de plusieurs syndicats --la FSU, la CGT et l'Union syndicale Solidaires-- d'"un séquestre judiciaire des actions litigieuses détenues par Casil Europe".

Cette action vise à geler toute transaction dans l'attente d'une décision de la Cour administrative d'appel de Paris sur la privatisation partielle de l'aéroport en 2015.

Le rapporteur public de la cour administrative a recommandé l'annulation de cette vente le 11 mars, estimant que "le cahier des charges de la procédure de privatisation n'avait pas été respectée", selon l'avocat des demandeurs.

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