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Début de semaine difficile à la Bourse de Paris, inquiète de la faiblesse de l'économie (-1,05%)

Début de semaine difficile à la Bourse de Paris, inquiète de la faiblesse de l'économie (-1,05%)
Salle de contrôle d'Euronext, l'opérateur de la Bourse de Paris, à La Défense, le 27 avril 2018ERIC PIERMONT

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La Bourse de Paris a fini en net recul lundi (-1,05%), fragilisée par des indicateurs d'activité en zone euro plus faibles que prévu qui relancent les interrogations sur la solidité de l'économie.

L'indice CAC 40 a perdu 60,02 points à 5.630,76 points, dans un volume d'échanges moyen de 3,3 milliards d'euros. Vendredi, la cote parisienne avait fini à un nouveau plus haut annuel (+0,56%), clôturant quatre séances consécutives dans le vert.

Le marché parisien a ouvert en léger repli avant d'accélérer son recul dans la foulée de la publication de la première estimation de l'indice PMI composite du cabinet Markit pour septembre.

"Cela a été la douche froide sur l'Europe" après ces chiffres, a estimé auprès de l'AFP Alexandre Baradez, un analyste de IG France.

La croissance de l'activité privée dans la zone euro a atteint son niveau le plus bas depuis juin 2013. L'affaiblissement général de la conjoncture a principalement résulté d'une accélération de la contraction dans le secteur manufacturier mais le secteur des services a aussi enregistré un de ses plus faibles niveaux depuis 2014.

"Ces statistiques ont surpris tout le monde. Le marché s'était résigné à la fragilité de l'activité manufacturière mais pas à celle des services", a estimé M. Baradez.

"Les difficultés ne se sont pas arrêtées non plus à l'Allemagne, puisque la France a suivi cette fois-ci", a-t-il ajouté. "Cela renforce les craintes de récession et le marché se pose beaucoup de questions", selon l'expert.

Le marché a touché des plus hauts vendredi, "il se rééquilibre donc aussi sans doute un peu, mais la volatilité est montée aujourd'hui, signe que l'inquiétude est plus profonde", a estimé M. Baradez.

En outre, le fait que le dossier commercial n'avance toujours pas et que les tensions liées au Brexit soient toujours fortes n'ont pas non plus aidé le marché à relativiser.

Michel Barnier, négociateur de l'Union européenne sur le Brexit, a en effet jugé lundi à Berlin "difficile" de parvenir en l'état à un accord avec la Grande-Bretagne, malgré de nouvelles propositions formulées par Londres.

  1. Euronext CAC40

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