En ce moment
 

La Belgique compte plus de 10.000 agents immobiliers mais trop peu de syndics

Le nombre d'agents immobiliers agréés ne cesse d'augmenter en Belgique. Au 31 décembre 2017, l'Institut professionnel des agents immobiliers (Ipi) comptait 10.181 membres, un nouveau record, ressort-il de son rapport annuel 2017 publié jeudi. Si la profession gagne en popularité, trop peu de nouveaux inscrits exercent la fonction de syndic. Vu la croissance du marché du logement organisé en copropriété, la Belgique risque de manquer de syndics professionnels, alerte l'Institut.

Les syndics sont ceux qui gèrent les parties communes de copropriétés, comme des immeubles à appartements. Sur les 10.181 agents immobiliers membres de l'Ipi, 5.666 exercent cette fonction, combinée ou non à celle de courtier. Mais moins de 20% des nouveaux stagiaires et titulaires se dirigent vers des activités de syndic, alors qu'on risque une pénurie de syndics professionnels, regrette l'Ipi. L'organisation se réjouit en revanche que son rôle de garant de la déontologie des agents immobiliers soit de plus en plus connu.

Ses Chambres exécutives ont reçu 1.183 plaintes l'année dernière, soit une hausse de 35% par rapport à 2016. Ces plaintes ont abouti à 283 décisions disciplinaires (+11%), dont 32 radiations, 97 suspensions et 52 blâmes. L'Ipi n'octroie pas de dédommagements et ne remplace donc pas les tribunaux judiciaires, rappelle-t-il toutefois à l'adresse des consommateurs. Outre le respect de la déontologie, l'autre cheval de bataille de l'institut est la lutte contre les faux agents immobiliers.

Or "il subsiste un groupe tenace de faux agents immobiliers. Ceux-ci se moquent des lois et des règles qui régissent l'accès à la profession d'agent immobilier", constate l'organe de contrôle. L'an dernier, il a ouvert 582 dossiers pour exercice illégal de la profession. La plupart des contrevenants ont régularisé leur situation sans qu'il faille faire appel à la justice. Mais 42 faux agents qui refusaient de se mettre en règle ont été condamnés par les tribunaux.

Vos commentaires