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La Bourse de Paris finit en hausse après le rapport sur l'emploi américain

La Bourse de Paris finit en hausse après le rapport sur l'emploi américain
La Bourse de Paris termine en hausseERIC PIERMONT

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La Bourse de Paris a terminé en hausse vendredi (+0,33%) après la publication du rapport sur l'emploi américain, dernier rendez-vous majeur avant la trêve estivale.

L'indice CAC 40 a pris 18 points, à 5.478,98 points, dans un volume d'échanges modéré de 2,9 milliards d'euros. La veille, il avait fini en baisse de 0,68%.

La cote parisienne a ouvert en petite progression et a ensuite confirmé cette tendance, sans mouvement marqué néanmoins.

Au cours de la semaine écoulée, l'indice a cédé 0,59%. Ses gains depuis le début de l'année sont de 3,13%.

Le rapport mensuel sur l'emploi américain, traditionnellement regardé de près par les investisseurs, a représenté l'essentiel de l'actualité du jour. Dans le détail, le taux de chômage aux Etats-Unis a baissé en juillet à 3,9%, conformément aux attentes des analystes.

Le nombre de créations d'emplois a quant à lui été inférieur aux prévisions, mais le ministère du Travail a révisé en forte hausse les données pour le mois de juin.

Enfin, le salaire horaire moyen, particulièrement scruté à un moment où la Réserve fédérale américaine veut éviter toute accélération de l'inflation, a progressé de seulement 0,26%, à 27,05 dollars.

"Les statistiques américaines ont montré une confirmation, il n'y a pas de surprise en terme de taux de chômage. Cela n'a pas provoqué de mouvement sur les marchés car il n'y avait pas de décalage par rapport à ce que nous attendions", souligne auprès de l'AFP Frédéric Rozier, gestionnaire de portefeuille chez Mirabaud France.

"C'était peut-être une des dernières actualités que nous attendions car l'agenda va désormais être très creux", anticipe-t-il, alors que la saison des résultats d'entreprises touche à sa fin.

Les investisseurs sont par ailleurs demeurés attentifs aux derniers développements dans la guerre commerciale opposant Pékin et Washington.

Vendredi, la Chine s'est ainsi dite prête à adopter de nouveaux droits de douane punitifs sur des importations de biens américains représentant 60 milliards de dollars par an. Un peu plus tôt dans la semaine, la Maison Blanche avait menacé de relever de 10% à 25% les taxes sur 200 milliards de dollars d'importations chinoises.

Toutefois, en dépit de ces tensions persistantes, "nous avons le sentiment que le marché a envie d'aller de l'avant et que les soubresauts dans le contexte de guerre commerciale n'ont quasiment plus de prise, hormis sur certains secteurs", juge M. Rozier.

"Pour l'instant, le marché semble être relativement robuste", ajoute-t-il.

- Crédit Agricole en tête -

Du côté des indicateurs, hormis l'emploi américain, les opérateurs ont pris connaissance des ventes au détail dans la zone euro, qui ont progressé de 0,3% en juin.

Aux Etats-Unis, le déficit commercial a fait en juin un bond inédit depuis 19 mois, sous l'effet d'une baisse des exportations de voitures et d'avions quand les importations ont continué de croître.

En matière de valeurs, la cote parisienne a accueilli encore quelques publications pour la saison des résultats trimestriels.

Crédit Agricole a pris la tête de l'indice CAC 40, profitant (+2,30% à 12,23 euros) de résultats pour le deuxième trimestre qualifiés de "records" et bien meilleurs qu'attendu, dopés par les fortes performances de la banque de financement.

Natixis a bénéficié (+1,42% à 6,12 euros) de l'augmentation du bénéfice net de sa maison mère BPCE au 2e trimestre.

Dans leur sillage, Axa a pris 0,64% à 22,05 euros et Société Générale a gagné 0,59% à 37,34 euros. A l'inverse, BNP Paribas a cédé 0,37% à 54,42 euros.

Le secteur des matières premières a terminé dans le vert, à l'instar d'Eramet (+4,17% à 83,65 euros), ArcelorMittal (+1,78% à 27,74 euros) ou GTT (+1,64% à 58,95 euros).

Le secteur des technologies a aussi progressé, dans le sillage de l'envolée d'Apple la veille à New York. STMicroelectronics a gagné 1,31% à 19,01 euros, Ubisoft 1,78% à 95,94 euros et Technicolor 2,73% à 1,20 euro.

Euronext a finalement reculé de 2,20% à 53,30 euros après avoir d'abord été soutenu par un bénéfice net en progression de 5% au deuxième trimestre.

  1. CAC 40 Euronext

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