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La Bourse de Paris reste sur ses gardes avant la Fed

La Bourse de Paris reste sur ses gardes  avant la Fed
La Bourse de Paris reste sur ses gardes avant la FedKENZO TRIBOUILLARD
paris

La Bourse de Paris lâchait un peu de lest (-0,18%) mercredi matin, dans le sillage du recul de Wall Street la veille, la prudence étant de mise avant la publication des minutes de la Fed.

A 09H45 (08H45 GMT), l'indice CAC 40 se repliait de 9,56 points à 5.280,30 points. La veille, l'indice avait fini en hausse de 0,64%.

"Il n'y a pas de raison particulière que les marchés européens corrigent ce matin, d'autant que la faiblesse de l'euro se confirme et que les taux restent stables", ont noté les stratégistes du courtier Aurel BGC.

"Nous constatons surtout que le marché surveille de près trois indicateurs avant la publication du compte-rendu de la dernière réunion de la Fed ce soir: le dollar, le taux à 10 ans des Etats-Unis et également le VIX (indicateur de volatilité, NDLR)", a estimé pour sa part Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.

La publication des minutes de la dernière réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed) sont attendues à 20H00 (19H00 GMT), soit après la clôture des Bourses européennes.

"Lors de la publication du compte-rendu, le marché regardera de près les commentaires des membres du FOMC (Comité de politique monétaire de la Fed) sur l'inflation, ce qui va conditionner le rythme de durcissement de politique monétaire", a relevé M. Dembik.

"Même si dans l'immédiat beaucoup d'opérateurs de marché évoquent la possibilité de quatre hausses de taux en 2018, il semble peu probable que la Fed soit en capacité d'aller au-delà du consensus de marché se situant à trois hausses", a-t-il complété.

Outre cette publication de la Fed, la séance devrait être plus animée que les précédentes en termes d'indicateurs.

En France, la croissance du secteur privé s'est légèrement repliée en février, atteignant son niveau le plus bas depuis quatre mois, mais restant soutenue, selon l'indice PMI publié mercredi par le cabinet IHS Markit.

Les chiffres du chômage pour décembre au Royaume-Uni sont également à l'agenda, ainsi que les reventes de logements en janvier aux Etats-Unis.

- Eramet et M6 mènent la danse -

Sur le front des valeurs, Atos perdait 3,37% à 117,65 euros. Le groupe informatique a publié mercredi un bénéfice net part du groupe en hausse de près de 11% à 601 millions d'euros en 2017, en excluant la cession de la participation de la filiale Worldline dans Visa Europe.

Eramet décollait de 10,59% à 125,30 euros, dopé par des résultats supérieurs aux attentes pour l'année 2017 qui a vu le groupe métallurgique et minier renouer avec les bénéfices.

Metropole Television (M6) s'envolait pour sa part de 8,48% à 24,04 euros après avoir publié mardi un bénéfice net en progression de 3,7% à 158,4 millions d'euros pour 2017, porté par de bonnes recettes publicitaires et l'intégration du pôle RTL radio en fin d'année.

Orange s'appréciait de 1,79% à 13,92 euros alors que l'opérateur télécoms a publié mercredi un bénéfice net de 1,9 milliard d'euros pour l'exercice 2017, en baisse de 35% comparé à l'année précédente où il avait engrangé des recettes exceptionnelles pour la cession de sa participation dans l'opérateur britannique EE.

Accor SA lâchait 0,13% à 45,39 euros, sans profiter d'un bénéfice net en forte hausse pour l'année 2017, marquée par une ouverture "record" de 301 hôtels et 51.413 chambres en 2017.

Getlink (ex-Eurotunnel) perdait 0,66% à 10,57 euros. Le groupe, qui exploite le tunnel sous la Manche, a publié mercredi un bénéfice net en baisse de 43,5% en 2017, à 113 millions d'euros, notant que le résultat serait en hausse sans les éléments exceptionnels.

Nexity gagnait 3,92% à 49,36 euros. Le groupe immobilier a annoncé mardi avoir dépassé "tous ses objectifs" en 2017 et réalisé un bénéfice net de 186 millions d'euros, en hausse de 33%.

Eiffage montait de 0,80% à 92,94 euros. La Société du Grand Paris (SGP) a annoncé mardi avoir attribué mardi un important marché de génie civil du Grand Paris Express, futur métro automatique autour de la capitale, à un groupement d'entreprises piloté par le cimentier.

Alten refluait en revanche de 0,82% à 78,50 euros, sans tirer profit d'un bénéfice net de 147 millions d'euros en 2017, en hausse de 30,7% par rapport à 2016.

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