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La Bourse de Paris finit en petite hausse après le rapport sur l'emploi américain

La Bourse de Paris finit en petite hausse après le rapport sur l'emploi américain
La Bourse de Paris évoluait en légère baisse (-0,18%) vendredi à la mi-journéeERIC PIERMONT
paris

La Bourse de Paris a fini en légère hausse de 0,26% vendredi, le marché restant à des niveaux élevés après un rapport sur l'emploi américain sans grand impact.

L'indice CAC 40 a pris 14,39 points, à 5.516,05 points, dans un volume d'échanges élevé de 3,9 milliards d'euros. La veille, il avait fini en baisse de 0,50%.

Sur la semaine, le CAC 40 a gagné 0,60%. Il a engrangé 3,83% depuis le début de l'année.

La cote parisienne a ouvert en petit recul avant d'osciller autour de l'équilibre durant la majeure partie de la séance, puis de prendre quelques forces sur fond d'affaiblissement de l'euro face au dollar.

"Globalement, c'est un marché solide, aidé par l'euro-dollar: nous sommes passés de 1,24 dollar (pour un euro) il n'y a pas longtemps à 1,19 dollar aujourd'hui. C'est un catalyseur de tenue sur le marché", analyse pour l'AFP Frédéric Rozier, gestionnaire de portefeuille chez Mirabaud France.

En effet, ce reflux face au billet vert offrait un répit pour les sociétés exportatrices, traditionnellement pénalisées par un euro fort.

Dans ce contexte, la publication du rapport sur l'emploi américain, mitigé, n'a guère changé la donne. Dans le détail, le taux de chômage est tombé en avril sous la barre des 4%. Mais les créations d'emplois se sont en revanche avérées un peu moins bonnes que prévu, tandis que le salaire horaire moyen a à peine augmenté sur le mois (+0,2%).

Les chiffres sont "plutôt bons pour le taux de chômage même si les créations d'emplois ne le sont pas: ce sont des statistiques qui se neutralisent un peu", d'où leur effet limité sur les indices boursiers, décrypte Frédéric Rozier.

Par ailleurs, précise le spécialiste, le marché s'apprête à entrer dans une période peu animée, entre un lundi férié à Londres et deux jours fériés en France, durant lesquels la Bourse de Paris restera ouverte mais avec des volumes d'échanges qui devraient rester faibles.

Du côté des indicateurs, l'agenda était riche des deux côtés de l'Atlantique.

Outre le rapport sur l'emploi américain, les investisseurs ont pris connaissance de la croissance du secteur privé en France, qui s'est accélérée en avril, tirée par le secteur des services, selon l'indice PMI du cabinet Markit.

De leur côté, les ventes au détail dans la zone euro, baromètre de la consommation des ménages, ont très légèrement progressé (+0,1%) en mars par rapport à février, selon l'Office européen des statistiques Eurostat.

- Secteur bancaire malmené -

Sur le terrain des valeurs, Société Générale a perdu 5,17% à 42,58 euros après avoir annoncé une nette hausse de son bénéfice net au premier trimestre mais des recettes déprimées par l'affaiblissement du dollar. BNP Paribas a pour sa part reculé de 1,15% à 62,67 euros, lesté par une baisse de son bénéfice net au premier trimestre.

Air France-KLM a baissé de 2,86% à 8,10 euros, plombé par une perte nette de 269 millions au premier trimestre, creusée par trois jours de grève chez Air France, et la prévision d'un résultat d'exploitation 2018 en "baisse sensible". Par ailleurs, l'entreprise connaîtra ce vendredi le résultat d'une consultation du personnel sur un accord salarial proposé par la direction.

Maisons du Monde s'est élancé de 6,36% à 35,10 euros, grâce à des ventes en progression de 11,5% au 1er trimestre.

ALD a fini en hausse de 3,15% à 14,39 euros, après avoir confirmé ses objectifs de résultats pour 2018.

EDF a pris 1,69% à 11,76 euros. Le groupe a annoncé l'acquisition d'un projet de parc éolien en mer d'Ecosse d'une capacité de 450 mégawatts.

Eurazeo a été soutenu (+2,19% à 69,95 euros) par un relèvement de recommandation à "acheter" par Société Générale.

Stef a profité (+5,51% à 108,20 euros) de l'annonce du rachat à son concurrent Marconi de deux sites en Italie, afin de renforcer son réseau européen dédié aux produits alimentaires surgelés.

Showroomprivé (SRP) a reculé de 5,15% à 7 euros, après une baisse de son chiffre d'affaires au premier trimestre.

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