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La Bourse de Paris sur la réserve (-0,01%) à la mi-journée

La Bourse de Paris sur la réserve (-0,01%) à la mi-journée
Salle de contrôle d'Euronext, l'opérateur de la Bourse de Paris, à La Défense, le 27 avril 2018ERIC PIERMONT

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La Bourse de Paris avançait timidement mardi à mi-séance (-0,01%), la prudence restant de mise avant une réunion de la BCE, avec des investisseurs à l'affût de détails sur les mesures prévues pour les banques.

A 13H41 (11H41 GMT), l'indice CAC 40 perdait 0,31 point à 5.71,47 points, après avoir enregistré un nouveau plus haut depuis octobre 2018, dans un volume d'échanges de 878 millions d'euros. La veille, il avait fini à l'équilibre (-0,08%).

La cote parisienne a ouvert en léger repli, avant de repasser en territoire positif.

Wall Street se dirigeait aussi vers une ouverture proche de l'équilibre. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average refluait de 0,04%, à l'instar de l'indice élargi S&P (-0,06%), et du Nasdaq, à dominante technologique (-0,09%).

"Les marchés boursiers européens sont atones ce matin" et "bloqués dans un mode de faible volatilité", a résumé dans une note David Madden, un analyste de CMC Markets.

Toutefois, l'humeur des investisseurs en Europe continentale "résiste bien compte tenu des tensions croissantes entre Washington et Bruxelles concernant la menace d'imposer des droits de douane de 11 milliards de dollars sur les importations européennes", a-t-il complété.

L'attentisme dominait chez les investisseurs à la veille d'une réunion de la Banque centrale européenne (BCE), dont les investisseurs attendent des détails sur de possibles mesures de soutien au secteur bancaire.

"Tout d'abord, le marché attend des précisions de la part de Mario Draghi" au sujet de la nouvelle série de prêts géants (TLTRO) annoncé lors de la précédente réunion, selon les experts de Mirabaud Securities Genève.

Ensuite, ont-ils ajouté, le président de l'institution, Mario Draghi devra s'exprimer sur ses déclarations du 27 mars, quand il avait déclaré que Francfort réfléchissait à des solutions pour limiter l'impact des taux négatifs sur les banques.

- Nexans en forme -

Les investisseurs vont aussi continuer à suivre la saga du Brexit alors que Theresa May se rend mardi à Berlin puis Paris, à la veille d'un sommet européen crucial où elle plaidera pour un report du divorce auprès des dirigeants européens afin d'éviter une sortie brutale de l'Union européenne le 12 avril.

Du côté des indicateurs, les conditions d'octroi de crédits pour l'acquisition de logements se sont tendues au premier trimestre 2019, alors que la demande est restée forte grâce aux taux bas, a fait savoir mardi la Banque centrale européenne (BCE).

Sur le terrain des valeurs, Airbus était pénalisé (-1,61% à 118,80 euros) après que Washington a haussé le ton face à l'Union européenne lundi en menaçant de lui imposer des hausses de taxes douanières si Bruxelles ne met pas un terme à certaines subventions au constructeur aéronautique.

Société Générale montait de 1,36% à 26,88 euros. La banque a annoncé mardi la suppression de 1.600 postes dans le monde, dont environ 750 en France, souhaitant notamment réduire la voilure dans ses activités de marché.

Renault refluait de 0,41% à 61,45 euros alors que son ancien patron Carlos Ghosn a clamé son "innocence" dans une vidéo diffusée mardi et enregistrée avant son arrestation le 4 avril sur de nouveaux soupçons de malversations financières, accusant des dirigeants de Nissan de "trahison".

Poxel bondissait de 6,64% à 8,99 euros, fort de l'annonce mardi des premiers résultats positifs d'une étude clinique de phase III au Japon sur son médicament le plus avancé, l'Imeglimine, ciblant le diabète de type 2.

Nexans gagnait 5,96% à 30,95 euros, profitant des déboires de son rival italien Prysmian, qui souffrait mardi à la Bourse de Milan en raison d'un nouveau problème sur le câble sous-marin WesternLink, reliant l'Ecosse au Pays de Galles.

  1. Euronext CAC40

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