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Mondial de rugby: ces faux pas qu'un supporter étranger peut éviter au Japon

Discrétion absolue de rigueur dans les transports, interdiction de fumer dans la rue, absence de poubelles publiques... Pour les hordes de supporters étrangers venues assister à la Coupe du monde de rugby au Japon, l'archipel nippon peut réserver quelques surprises.

Le pays pensait avoir fait le plus dur en faisant le plein de bière avant le Mondial et en se montrant tolérant envers les visiteurs étrangers tatoués dans ses bains d'eau chaude ("onsen"), bien que les tatouages soient généralement interdits dans ces lieux car associés à la pègre japonaise.

Mais voici quatre impairs sur lesquels les organisateurs nippons n'avaient pas forcément songé communiquer avant l'événement.

- Dans les transports zen tu resteras -

Diffusée sur Twitter, une scène de liesse de supporters français dans une rame de métro tokyoïte après la victoire des Bleus face à l'Argentine le 21 septembre a été vue plus de 2,3 millions de fois depouis et a provoqué une avalanche de commentaires, principalement entre Japonais, partagés entre tolérance et indignation.

"Au début ça m'a fait sourire, mais ça a progressivement dégénéré et ils ont commencé à se cogner contre les autres passagers (...). Donc j'ai changé de rame", a témoigné sur Twitter @nontage, l'auteure de la brève vidéo qui se présente pourtant comme une "Japonaise qui adore la France".

"Horrible. Ayez de bonnes manières. Etes-vous des bébés?" a dénoncé un autre usager japonais de Twitter, tandis qu'un autre plaidait au contraire: "Soyons cléments pour les étrangers en liesse. La Coupe du monde de rugby est un festival spécial".

Ce vif débat autour d'un incident qui passerait pour ordinaire dans beaucoup de pays rappelle surtout qu'au Japon, la discrétion et la retenue sont de rigueur dans les lieux publics, et notamment dans les transports, même bondés.

- Dans la rue tu ne fumeras pas -

Fumer sur la voie publique est interdit dans la plupart des villes japonaises, et les espaces fumeurs sont rares à l'extérieur. A Tokyo, les panneaux rappelant cette interdiction sont omniprésents, allant jusqu'à des logos imprimés sur les trottoirs. Et les contrevenants risquent théoriquement une amende de 2.000 yens (environ 17 euros).

Ce qui ne fait ni chaud ni froid à Mark Clifford, un supporter australien de 48 ans croisé par l'AFP en train d'en griller une dans un bar sportif tokyoïte. "Je fume dans les rues" et "tout le monde fume aux abords des stades", assure-t-il.

"C'est la Coupe du monde, il y a beaucoup d'étrangers, donc ils (les Japonais, NDLR) doivent être tolérants. D'autant qu'ils veulent qu'on ait une bonne impression de leur pays, pas seulement pour la Coupe du monde de rugby mais aussi pour les Jeux olympiques l'an prochain" à Tokyo, estime-t-il.

- Tes déchets tu transporteras -

Les villes japonaises comptent parmi les plus propres au monde. Mais paradoxalement, les poubelles publiques sont très rares dans le pays: les Japonais transportent généralement leurs détritus et s'en débarrassent chez eux.

"C'était une surprise. Tous les lieux sont super propres, mais je ne sais pas comment ils (les Japonais, NDLR) font sans poubelles", s'étonne Alan Parker, un supporter irlandais rencontré par l'AFP devant la fan zone de Tokyo.

Comme les Japonais, il dit s'en être accommodé en transportant ses déchets dans un sac plastique. Autre solution: s'en débarrasser dans les innombrables supérettes du pays ("konbini"), qui comptent généralement des poubelles.

- De ton spray nasal tu te passeras -

Le Japon a une tolérance zéro envers les drogues, y compris le cannabis. Deux supporters irlandais, soupçonnés d'être en possession d'héroïne, ont notamment été interpellés en fin de semaine dernière dans un club de karaoké à Tokyo, ont rapporté des médias.

Certaines de leurs substances étant illicites au Japon, de nombreux produits de santé étrangers, comme des inhalateurs contre des affections respiratoires, des médicaments antiallergiques ou antidouleurs sont également bannis.

Même pour des médicaments achetés sur prescription, mieux vaut se doter d'une copie de l'ordonnance de son médecin. Et au-delà de certaines quantités, une licence d'importation peut être exigée.

"Ne vous faites pas arrêter ou expulser pour avoir ramené illégalement... un spray nasal", a ainsi prévenu l'ambassade du Royaume-Uni à Tokyo dans une vidéo avant le Mondial de rugby.

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