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Papandréou sera-t-il bientôt éjecté du gouvernement grec?

Le débat au Parlement grec sur le vote de confiance, crucial, au gouvernement socialiste de Georges Papandréou a commencé vendredi soir à 17h00, selon la télévision du Parlement. C’est le premier ministre grec lui-même qui a demandé ce vote, dans l’espoir de voir son plan de sauvetage accepté. Georges Papandréou purrait toutefois se voir écarté du gouvernement.

Selon les observateurs, les heures de Georges Papandréou à la tête du gouvernement grec seraient comptées. Mais quelques doutes subsistent. "Il est en train de tenter le tout pour le tout en essayant de remporter un vote de confiance au parlement", a expliqué Julien Hababou, envoyé spécial pour RTL-TVI en Grèce. Le premier ministre grec a demandé ce vote après avoir annoncé un projet de référendum sur le plan européen de sauvetage du pays, abandonné trois jours après vu la panique qu'il avait semé dans le pays et à l'étranger.

Résultat incertain

Environ 70 députés des cinq partis parlementaires doivent s'adresser à l'assemblée parlementaire avant le discours de M. Papandréou, prévu pour 22H30, trente minutes avant le début du déroulement du vote nominal. Le résultat du vote restait incertain, même si la majorité socialiste est de 152 sur les 300 sièges au parlement. Quelques députés du parti au pouvoir, le Pasok, ont menacé de voter contre M. Papandréou réclamant un gouvernement d'unité pour faire sortir le pays de la crise.

Vote crucial pour le plan de sauvetage

Ce vote de confiance porte sur deux points: la confiance en son gouvernement et en son plan de sauvetage du pays. Ce deuxième point est d’ailleurs la plus grande préoccupation de Georges Papandréou. C’est dans cette optique qu’il avait brandi un temps la menace du referendum. Cette tactique pourrait finalement s’avérer payante, car la droite se dit prête à soutenir ce plan et à entrer dans un gouvernement d’union nationale. Mais M. Samaras a quitté l'assemblée jeudi soir, accusant M. Papandréou "de faire du chantage et d'être accroché à son siège" de Premier ministre. Ce gouvernement se ferait donc sans Georges Papandréou.

Les grecs ne veulent pas quitter la zone euro

Selon un dernier sondage, 80 % des Grecs sont favorables au maintien de leur pays dans la zone euro avec les versements qui l’accompagnent. "Il faut conserver l’euro, car retourner à la Drachme ce serait un désastre", a confié autre Grecque. "Nous sommes très bien en Europe et nous avons besoin d’une monnaie forte et cette monnaie c’est l’euro", a expliqué un cultivateur de fruits. Les Grecs sont donc majoritairement opposés au retour à leur ancienne monnaie, la drachme.

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