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Présidentielle: la majorité attaque Pécresse sur sa passivité face à la crise sanitaire

Présidentielle: la majorité attaque Pécresse sur sa passivité face à la crise sanitaire
La candidate LR à la présidentielle Valérie Pécresse lors d'une rencontre avec des journalistes à Erevan, en Arménie, le 21 décembre 2021KAREN MINASYAN
 
France2022
 

La majorité a attaqué mardi la candidate LR à la présidentielle Valérie Pécresse sur sa passivité, en tant que présidente de la région Ile-de-France, face à la crise sanitaire, au lendemain de l'annonce de nouvelles restrictions face à la flambée d'Omicron.

"A ce jour et depuis plusieurs semaines, (...) vous n'avez pris aucune mesure, ni ne vous êtes exprimée sur une situation qui pourtant le nécessite", a fustigé Laurent Saint-Martin, président du groupe Majorité présidentielle à la région Ile-de-France, dans un courrier à la présidente de la région que l'AFP a pu consulter.

Retour des jauges, télétravail, interdiction des concerts et de la consommation debout: l'exécutif a annoncé lundi de nouvelles mesures face à la flambée d'Omicron, ce variant ultra contagieux qui pourrait déjà être majoritaire en Ile-de-France selon certains scientifiques.

Selon M. Saint-Martin, ancienne tête de liste LREM pour les régionales de 2021 en Ile-de-France, "pour qu'elles soient pleinement efficaces, ces mesures nécessitent que chacune et chacun, au niveau de responsabilité qui lui revient, les portent et les accompagnent", a-t-il estimé, regrettant l'absence de communication claire, selon lui, de Mme Pécresse.

Pour autant, la candidate LR à l'Elysée avait réclamé jeudi dernier que les tests de dépistage du Covid-19 soient rendus gratuits pour les non-vaccinés "jusqu'au 10 janvier" afin de permettre à "tous ceux qui sont réticents au vaccin" de les utiliser "pour les fêtes".

La présidente de la région Île-de-France avait à cette occasion, lors d'un déplacement dans un centre de vaccination de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), réclamé le report d'une semaine des vacances scolaires.

"Quand allez-vous réunir un conseil régional dédié à cette situation pour que nous puissions prendre collectivement les mesures qui s'imposent spécifiquement à notre région?", s'est interrogé mardi M. Saint-Martin, jugeant "la situation des transports franciliens (...) préoccupante".

M. Saint-Martin a regretté que Mme Pécresse ait "maintenu une réduction de leur fréquence", "bien que leur fréquentation soit revenue à la normale", entraînant des "effets de congestion" pouvant "être à la source d'une accélération de la circulation du virus" à ses yeux.

M. Saint-Martin a enfin exhorté la candidate LR à la présidentielle d'avril 2022 à "convoquer rapidement un conseil d'administration d’IDFM (Île-de-France Mobilités, ndlr) exceptionnel" pour "assurer aux usagers et aux agents (...) que des décisions conforment à leurs intérêts seront effectivement prises".


 

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