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Renault: CGT et SUD dénoncent une baisse des primes d'intéressement

Renault: CGT et SUD dénoncent une baisse des primes d'intéressement
STEPHANE DE SAKUTIN

Les syndicats CGT et SUD de Renault ont dénoncé vendredi une baisse "inacceptable" des primes d'intéressement versées aux salariés, après que le groupe automobile a annoncé un bénéfice net 2017 "record" de 5,1 milliards d'euros.

Le bénéfice net a bondi de 50%, les actionnaires toucheront des dividendes "en hausse de 12,7%", mais "les salariés percevront une prime d'intéressement en baisse en moyenne de 24% pour un ouvrier, de 19% pour un technicien, de 13% pour un cadre" et de "6% pour un cadre supérieur", indique SUD dans un communiqué.

"Jackpot pour les actionnaires et dirigeants de Renault, et des miettes pour les salariés!" accuse de son côté la CGT. "Selon les catégories professionnelles, le montant de la prime va baisser de plusieurs centaines d'euros", une "situation que ne vivront pas les actionnaires", ajoute le syndicat qui réclame une prime de 5.000 euros pour tous, "intérimaires compris".

L'an dernier, a expliqué à l'AFP la direction de Renault, la "prime d'intéressement groupe" avait été gonflée par le versement d'"une prime exceptionnelle de fin de l'accord triennal 2014/2016". Mais cette année, "la part variable de la prime d'intéressement est supérieure à celle de l'an dernier", a ajouté une porte-parole.

SUD, qui voit "un coup de communication" dans l'annonce d'une baisse de 30% du salaire du PDG Carlos Ghosn, appelle les salariés "à se mobiliser dans les prochains jours" et réclame une hausse générale de salaire de 300 euros par mois, alors que les négociations annuelles sur les salaires doivent reprendre lundi.

La CGT appelle également les salariés à se mobiliser "pour des augmentations générales de salaires". Le syndicat n'exclut pas des appels à la grève dans les établissements du groupe à partir de lundi, car "l'annonce du montant de la prime d'intéressement suscite des mécontentements", a indiqué à l'AFP Fabien Gâche, délégué central. Déjà vendredi matin, "une quarantaine de salariés étaient en grève à la fonderie de Cléon (Seine-Maritime)", a-t-il ajouté.

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