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Roubaix: un peu plus de 70 candidatures pour acquérir une "maison à un euro"

Roubaix: un peu plus de 70 candidatures pour acquérir une
Un quartier de Roubaix où sont vendues des maisons à 1 euro, le 20 mars 2018PHILIPPE HUGUEN

Un peu plus de 70 candidats ont fait une proposition pour acquérir une maison à un euro avec travaux à Roubaix, une initiative unique en France, a annoncé vendredi la municipalité nordiste.

"824 dossiers retirés et 74 candidatures déposées témoignent de l'intérêt des habitants pour cette expérimentation", indique la mairie dans un communiqué de presse, soulignant que dans la majorité des cas les candidats présentaient des revenus "très modestes".

Inspiré du dispositif de Liverpool ("Houses for one pound"), la ville nordiste a proposé un panel de 17 habitations de tout type, avec comme préalable pour l'acquérir d'être primo-accédant, d'effectuer des travaux de réhabilitation, suivant un cahier des charges précis, et d'y résider pendant au moins six années.

Ces biens proposés, du T2 de 62 m2 au T5 de 126 m2 avec jardin, ont en commun d'être dans un état très dégradé, avec des coûts de rénovation importants, allant de 43.000 à 179.000 euros selon les estimations. Les acquéreurs bénéficieront de subventions pour ces travaux.

Sur les 17 maisons proposées, les candidats ont privilégié celles disposant d'une grande superficie, au-delà de 75 m2, note la municipalité.

Fin juin, les résultats sur l'éligibilité et le classement seront annoncés aux candidats. En septembre, les maisons seront attribuées avant une signature des premières ventes chez le notaire prévues au premier trimestre 2019.

Surnommée "La ville aux mille cheminées", Roubaix a vécu un âge d'or grâce au textile, mais connaît depuis la désindustrialisation un déclin économique et démographique, sa population étant passée de plus de 110.000 habitants dans les années 1960 à 96.000 actuellement. En 2014, le taux de pauvreté atteignait 43%, selon l'Insee. La ville compte également 4.000 logements vacants, dont 1.000 en situation de blocage.

Avec cette expérimentation, la municipalité souhaite "appréhender la problématique du logement non pas seulement à travers le prisme de la construction neuve, comme il est d'usage dans les dispositifs de rénovation urbaine, mais en s'intéressant au logement ancien".

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