Un portail numérique créé pour centraliser les appels d'offre des compétitions sportives

Un portail numérique créé pour centraliser les appels d'offre des compétitions sportives
Le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Lemaire et la ministre des Sports Laura Flesser lors d'une rénionsur le "Financement ExSport" au ministère de l'Economie le 26 juin 2018ERIC PIERMONT
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Le gouvernement va créer un "portail numérique" à destination des entreprises afin de centraliser les appels d'offre en France et à l'étranger pour les compétitions sportives, a annoncé mardi le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire.

"L'objectif est de centraliser les appels d'offre nationaux et internationaux et de donner aux entreprises françaises toutes les informations nécessaires, en temps réel, sur les marchés", a expliqué M. Le Maire, lors de l'événement "Financement exSport" qui a réuni à Bercy différents acteurs économiques du marché du sport.

Le portail numérique, "développé par des acteurs publics et privés", permettra de simplifier "l'accès aux appels d'offre des grands événements sportifs", a détaillé le ministre, se disant convaincu que beaucoup d'offres échappent actuellement aux entreprises françaises par manque de structuration.

Selon Bercy, la plateforme numérique sera disponible avant la fin de l'année.

Le marché du sport en France, "c'est 40 milliards d'euros par an, 2% de notre richesse nationale, et de fortes possibilités de croissance", a insisté M. Le Maire, qui table sur un objectif de 0,25 point supplémentaire de croissance du marché français du sport d'ici à 2022.

Les "trois millions de pratiquants sportifs supplémentaires d'ici 2024 en France représentent, pour vous acteurs du sport, autant de futurs consommateurs de produits sportifs", a ajouté de son côté la ministre des Sports Laura Flessel.

Selon le ministère de l'Economie, le marché mondial des grands événements sportifs à venir d'ici 2025 représente 255 milliards d'euros (hors jeux Olympiques et paralympiques), dont 30% devraient bénéficier aux pays non organisateurs.

Cela représente "un potentiel de 77 milliards d'euros", a relevé Bruno Le Maire, qui a invité les entreprises françaises à "tirer partie" des prochaines compétitions, et notamment celles dont l'organisation a été confiée à la France, comme la coupe du monde de football féminin en 2019 et la coupe du monde de rugby en 2023, pour mettre en valeur leur "savoir-faire".

"Les grands événements sportifs doivent être appréhendés comme des marchés de grands contrats", au même titre que ceux de la Défense, et "bénéficier de l'appui des institutions de l'Etat", a par ailleurs rappelé le ministre, qui a annoncé de nouvelles dispositions pour aider les sociétés du marché du sport à exporter, dans le projet de loi Pacte sur la croissance des entreprises qu'il présentera en septembre à l'Assemblée nationale.

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