Xiaomi, 4e vendeur mondial de smartphones, s'attaque au marché belge

Chine

(Belga) L'entreprise chinoise d'électronique et d'informatique Xiaomi, 4e vendeur mondial de smartphones l'an dernier, débarque officiellement au Benelux, et donc en Belgique. Certains de ses produits pouvaient déjà se trouver dans des magasins spécialisés mais la marque à la progression fulgurante investit désormais massivement sur le marché belge avec des produits à un très bon rapport qualité-prix, se vante-t-elle ainsi. Ses ambitions sont de suivre les exemples des marchés français ou espagnols, où elle s'est rapidement imposée dans le top 5 voire le top 3.

Xiaomi, au départ une petite start-up chinoise, a lancé ses activités en 2010 avec comme motivation de concurrencer des géants comme le Coréen Samsung ou l'Américain Apple. Principalement au moyen et au départ de smartphones. Mais l'entreprise dispose aussi d'une pléiade d'autres appareils électroniques dans son écosystème (bracelets d'activité, télévisions, trottinettes, rétroprojecteurs, humidificateurs d'air, lampes d'ambiance ou encore aspirateurs-robots). Elle a ainsi progressivement bâti un petit empire de 150 millions d'appareils connectés, emploie aujourd'hui environ 20.000 personnes et est valorisée à plus de 50 milliards de dollars. Son secret réside dans ses produits "avec lesquels on en a pour son argent", selon Alvin Tse, patron du marketing en Europe chez Xiaomi. Là où le tout dernier iPhone ou téléphone haut de gamme de Samsung ou Huawei dépassent les 1.000 euros, la marque chinoise propose un concurrent pour moins de 500 euros (499 ou 459 selon le modèle). Avec un millier d'euros, il y a donc moyen de s'offrir un smartphone, une montre connectée, des écouteurs voire même un ordinateur portable, affirme-t-elle. L'entreprise figure désormais au 4e rang des ventes mondiales de téléphones, avec une part de marché de 8,7% et 122 millions d'unités écoulées l'an dernier, là où Samsung jouit de 20,8%, devant Apple (14,9%) et Huawei (14,7%). En Europe, Xiaomi occupe le même rang, avec une croissance des ventes de 165% en un an. L'entreprise s'est en effet attaquée au marché européen par étapes, avec tout d'abord la France, l'Italie et l'Espagne, où elle s'est très rapidement imposée. Elle y occupe respectivement la 5e, 4e et 3e places en parts de marché, acquise en moins d'un an de temps. En Belgique, la marque sera commercialisée dans des points de vente comme Krëfel, Fnac ou encore Vandenborre. Un site internet consacré à la vente pourrait voir le jour avant la fin de l'année, tout comme un magasin propre à Bruxelles. Mais elle mise surtout sur les réseaux sociaux pour se faire connaître du grand public, avec l'espoir de pouvoir imiter les exemples espagnols ou français. (Belga)

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