La catastrophe de Gênes et son flot de fausses images: voici quelques intox qui circulent sur les réseaux sociaux

La catastrophe de Gênes et son flot de fausses images: voici quelques intox qui circulent sur les réseaux sociaux

Une structure en béton, peu de câbles pour équilibrer la route où passent les véhicules: c'est la marque de fabrique d'une figure de l'ingénierie, l'Italien Riccardo Morandi. C'est aussi le modèle du pont de Gênes qui s'est écroulé mardi. Sur les réseaux sociaux, des internautes dénoncent la vétusté des installations, images à l'appui. Parmi elles, beaucoup d'intox.

Cette catastrophe suscite de nombreuses interrogations. Seulement quelques heures après le drame, des internautes italiens ont livré leur propre analyse quant à la cause de l'effondrement.

Images à l'appui, nombreux sont ceux qui dénoncent la vétusté des installations présentes. Problème: toutes les images n'ont pas été prises à Gênes. 

Sur Twitter, le blogueur italien David Puente déconstruit, un à un, les "argumentaires" avancés par des internautes. Tout d'abord, la photo montrant des éléments de béton en décomposition est qualifiée de "fake news". Selon lui, cette photo n'illustre pas le pont Morandi mais le pont de Ripafratta, près de Pise. 

pont

Deuxièmement, la photo montrant des pylones en piteux état n'aurait pas été prise à Gênes mais près de la commune de Mele. "C'est un pylone de l'A26 Gênes-Gravellona Toce", affirme le blogueur.

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Le blogueur déconstruit de la même façon un cliché partagé depuis la catastrophe où l'on aperçoit un chien sauveteur perché à plusieurs mètres du sol. "Personne ne s'en souviendra mais c'est un ange avec une queue", note un internaute. Or David Puente est affirmatif: cette photo n'a pas été prise après le drame, mais après les attentats du 11 septembre 2001. 

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David Puente revient également sur cette photo largement partagée qui montre la structure d'un pont fragilisée. "Quelqu'un prétend que c'est une photo prise en 2006", explique-t-il. Pourtant, selon lui, rien ne permet de le confirmer. Cela ne correspondrait pas avec la photo de Google Map prise en 2011. Le blogueur affirme également que cette partie fragilisée du pont n'est pourtant pas celle qui a cédé. 

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