En ce moment
 

Ukraine: sept blessés dans des heurts entre policiers et nationalistes à Kiev

Ukraine: sept blessés dans des heurts entre policiers et nationalistes à Kiev
Heurts entre policiers et nationalistes, le 17 septembre 2018 à Kiev, en UkraineSergei SUPINSKY
Russie

Sept policiers ont été blessés lundi à Kiev dans des heurts avec des nationalistes protestant contre l'expulsion vers la Russie d'un membre présumé du groupe jihadiste État islamique (EI), qui aurait selon ses partisans combattu les rebelles séparatistes dans l'est du pays, ont indiqué les autorités.

Des dizaines de militants de plusieurs mouvements d'extrême droite ont manifesté devant le siège du Parquet général, dans le centre de Kiev, contre l'expulsion la semaine dernière de Timour Toumgoïev, originaire d'Ingouchie, une république du Caucase russe, a constaté un photographe de l'AFP.

Les affrontements ont éclaté quand les manifestants ont jeté des pavés sur une entrée du bâtiment et mis le feu à un conteneur à ordure, selon plusieurs médias ukrainiens.

"Sept policiers ont été blessé" quand les protestataires ont tenté de pénétrer à l'intérieur du parquet, a indiqué la police dans un communiqué.

Selon ses partisans, Timour Toumgoïev combattait comme volontaire depuis novembre 2017 dans l'est séparatiste de l'Ukraine et est un "ennemi personnel de Ramzan Kadyrov", l'autoritaire dirigeant de la Tchétchénie, une république du Cause russe.

Le parquet a assuré avoir examiné pendant plus de deux ans la demande d'extradition de M. Toumgoïev et n'avoir reçu pendant cette période "aucune information" sur sa participation aux combats dans l'est de la part de ses avocats.

"Nous n'avons pas le droit de transformer l'Ukraine en cloaque pour éléments criminels", a commenté le procureur général ukrainien Iouri Loutsenko sur sa page Facebook.

"Je n'ai pas peur des menaces, j'agis selon la loi", a-t-il ajouté, précisant que Timour Toumgouïev s'était vu refuser à deux reprises le statut de réfugié en Ukraine.

Accusé en Russie d'être membre de l'EI, il "ne cachait pas sa participation à cette organisation terroriste", avait par ailleurs indiqué un porte-parole du parquet, Andriï Lyssenko, au lendemain de son expulsion.

L'est de l'Ukraine est en proie depuis quatre ans à un conflit entre forces gouvernementales et séparatistes prorusses, qui a fait plus de 10.000 morts.

Kiev et l'Occident accusent la Russie de soutenir financièrement et militairement les séparatistes, ce que Moscou a toujours démenti.

Vos commentaires