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Un avion russe Antonov An-30 survole la Belgique pour scruter nos installations militaires

Un avion russe Antonov An-30 survole la Belgique pour scruter nos installations militaires
Avion de surveillance Antonov An-30

Un Antonov An-30 de la force aérienne russe effectuera de lundi à samedi des vols d'observation du Benelux et de l'Allemagne dans le cadre du traité "Ciel ouvert" ("Open Skies"), a annoncé le ministère russe de la Défense.

"Dans le cadre de la mise en oeuvre du traité international Ciel ouvert, un groupe d'inspecteurs russe planifie de mener deux vols de surveillance consécutifs à bord d'un avion An-30B russe au-dessus des territoires des pays du Benelux et de l'Allemagne", a indiqué le directeur du Centre national pour la réduction des risques nucléaires du ministère de la Défense, Sergey Ryzhkov, cité par l'agence de presse Itar-Tass.


Au départ de Bruxelles et Ingolstadt

"Les vols auront lieu du 14 au 19 mars au départ des aéroports de Bruxelles et d'Ingolstadt (désignés dans le traité) sur une distance maximale de respectivement 945 et 1.300 kilomètres", a ajouté M. Ryzhkov.

Les vols seront effectués selon une route agréée (avec les pays concernés) et des spécialistes des pays du Benelux et allemands se trouveront à bord pour contrôler l'utilisation des équipements de surveillance et le respect des dispositions du traité.

Ces vols seront les 5ème et 6ème du genre effectués cette année par la Russie au-dessus de territoires de pays signataires du traité, selon Tass.


Renforcer la confiance mutuelle

Le traité "Ciel ouvert" a été signé en mars 1992 et 34 pays y ont désormais adhéré. Il vise à favoriser la confiance entre anciens adversaires de la Guerre froide. Il ouvre l'espace aérien des signataires - tous membres de l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) - à des vols d'observation par des avions non armés. Il autorise ainsi le survol réciproque d'installations militaires et d'armements a priori "sensibles" dans l'espace aérien de ces 34 pays européens (dont la Russie et la Turquie) et nord-américains - soit de Vancouver à Vladivostok. Le Benelux est considéré comme étant un seul "Etat-partie" au traité.

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