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Carlton: que s'est-il dit lorsque DSK a été confronté à "Jade", une escort-girl?

 
 

La personnalité phare de l'affaire de proxénétisme dite du Carlton de Lille, Dominique Strauss-Kahn, a été confrontée jeudi après-midi à une "escort-girl" qui affirme avoir participé à des parties fines en sa compagnie.

Arrivé au palais de justice de Lille peu avant 14H00 dans une voiture noire aux vitres teintées, DSK en est ressorti aux alentours de 18H00, sans s'exprimer. L'ancien patron du FMI a été "mis en présence d'une escort-girl de manière à confronter leurs visions de l'affaire", selon une source judiciaire, qui a requis l'anonymat.

Cette femme, surnommée "Jade", affirme avoir participé à des voyages à Washington et en Belgique, notamment en compagnie de DSK.

"Nous ne sommes pas mécontents"

L'un des conseils de M. Strauss-Kahn, Me Henri Leclerc, s'est refusé à confirmer cette information lors d'un point de presse à la sortie du tribunal. "Il y a effectivement eu une confrontation, mais il ne faut pas compter sur moi pour vous dire le contenu de cette confrontation ni ce qui a été dit", a-t-il déclaré, invoquant "le secret de l'instruction".

"Je peux vous dire que ça s'est passé dans une atmosphère respectueuse et qu'en ce qui nous concerne, nous ne sommes pas mécontents du tout", a dit Me Leclerc.

DSK, mis en examen pour proxénétisme aggravé en bande organisée depuis le 26 mars, était entendu après avoir été convoqué par les juges d'instruction en charge du dossier, un "déroulement normal de l'instruction", selon son avocate Me Frédérique Baulieu.  Dominique Strauss-Kahn a toujours affirmé ignorer que les femmes présentes aux parties fines auxquelles il a participé, notamment à Paris et Washington, étaient des prostituées rémunérées.

Initiateur du système ?

Le site internet du Figaro rapportait mercredi soir que les juges instruisant l'affaire du Carlton estimaient que DSK y avait une place "déterminante". Les magistrats estiment que DSK "n'aurait pas été un simple bénéficiaire de ces parties fines mais aurait +initié et largement favorisé en toute connaissance de cause la mise en place d'un système fondé sur la complaisance de son entourage immédiat dans le but de satisfaire ses besoins sexuels+", rapportait le quotidien, qui a pris connaissance de la décision prise le 19 décembre par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Douai.

Onze personnes au total ont été mises en examen dans l'affaire dite du Carlton. Les dernières en date, celles d'un proxénète français vivant en Belgique, Dominique Alderweireld, dit "Dodo la Saumure", et de sa compagne Béatrice Legrain, sont intervenues mercredi.




 

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