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Franky Zapata, l'homme volant du défilé du 14 juillet avait reçu une INTERDICTION de circuler sur son engin il y a 2 ans

Franky Zapata, l'homme volant du défilé du 14 juillet avait reçu une INTERDICTION de circuler sur son engin il y a 2 ans
©RTL BELGIUM

Le champion du monde de jet-ski français Franky Zapata a offert un époustouflant spectacle futuriste dimanche au traditionnel défilé du 14 juillet à Paris en volant debout, fusil en main, à plusieurs dizaines de mètres au-dessus du sol sur son "Flyboard", un engin de son invention, au-dessus des Champs-Elysées.

Cette plateforme volante propulsée par cinq réacteurs à jet d'air, "va permettre de tester différentes utilisations, par exemple une plateforme logistique volante ou bien une plateforme d'assaut" pour les militaires, avait commenté plus tôt la ministre des Armées Florence Parly sur France Inter.

Champion d'Europe et du monde de jet-ski, ce Marseillais de 40 ans a d'abord volé sur l'eau. L'engin, véritable machine volante autonome alimentée en kérosène, est doté de cinq minis turboréacteurs qui lui permettent de décoller et d'évoluer jusqu'à 190 km/h, avec une autonomie d'une dizaine de minutes.

De grandes entreprises s'intéressent désormais à lui et le monde du cinéma aussi. Ses démonstrations se multiplient. Hier, certains étaient surpris de le voir au défilé du 14 juillet, car il y a deux ans, son engin était cloué au sol avec une interdiction de voler. Zapata avait circulé sans immatriculation ni permis. Il écrivait alors sur son compte Facebook: "Je me suis retrouvé convoqué à la gendarmerie de l'air. On m'a informé que si je volais à nouveau le procureur me mettrait en examen avec à la clef des peines de prison".

Le sportif risquait alors jusqu'à 10 ans d'emprisonnement, parce que, avec son engin, il a roulé plus vite que ce que permet la réglementation française. Légalement, le Flyboard était un Ovni, les règles pour l'encadrer n'existaient pas encore. Six mois plus tard, il reprenait son envol suite à un accord.

Franky Zapata veut maintenant aller plus loin. Le 25 juillet, il compte réécrire l'exploit de Louis Blériot, 110 ans plus tard jour pour jour, en traversant à son tour la Manche. Pour cette tentative, il lui faudra, pour la première fois, être ravitaillé en carburant en plein vol.

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