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Priorité au numérique pour le nouveau PDG du Parisien-Les Echos

Priorité au numérique pour le nouveau PDG du Parisien-Les Echos
Pierre Louette, PDG du groupe Les Echos-Le Parisien à sa sortie de l'Elysée après le sommet "Tech for Good" le 23 mai 2018ludovic MARIN
INFORMATIQUE

Arrivé en mars à la tête du groupe Les Echos-Le Parisien, le nouveau PDG, Pierre Louette, a pour mission de "développer les revenus digitaux" du Parisien, a-t-il indiqué mercredi dans un entretien à l'AFP.

"Le Parisien a quelques années de retard sur Les Echos en matière de transformation digitale et de diversification. On va tout faire pour rattraper ce retard", a indiqué Pierre Louette qui, avant de diriger cette filiale du groupe LVMH, avait été à la tête de l'Agence France-Presse et directeur général délégué d'Orange.

Dans sa version papier, Le Parisien a vu ses ventes se stabiliser autour de 200.000 exemplaires en 2017 après des années de baisse.

Depuis le mois d'avril, une nouvelle formule plus étoffée de son édition du dimanche a permis d'augmenter les ventes de 8% ce jour-là, selon Pierre Louette.

Les rédactions du Parisien et des Echos ont été regroupées en fin 2017 dans un même immeuble situé dans le sud de Paris. Le quotidien économique a, lui, vu ses ventes augmenter ces dernières années (autour de 120.000 exemplaires).

Pierre Louette, qui veut "préserver et amplifier ce qui a été fait" aux Echos, souligne qu'au mois d'avril le nombre d'abonnés en ligne (43.000) a dépassé pour la première fois le nombre d'abonnés à la version papier (42.000).

Les services hors presse représentent une part "croissante" du chiffre d'affaires du journal économique (43% en 2017 tous services compris), à l'instar du salon VivaTech qui ouvre ses portes jeudi à Paris et que Les Echos co-organisent avec Publicis.

Entre la billetterie et les sponsors, l'évènement est "rentable" pour le groupe, selon Pierre Louette.

"Il y a un contexte très favorable: la France a envie d'accueillir ce monde de la Tech dans lequel elle est de plus en plus reconnue", estime-t-il.

"Il y a aussi avec le président Macron un effet de rajeunissement (...) il est clairement associé à ce monde-là, beaucoup plus nettement que ses prédécesseurs", souligne le dirigeant.

VivaTech doit notamment recevoir cette année de nombreux dirigeants de géants américains des technologies, invités à Paris dès mercredi à l'Elysée pour le sommet "Tech for Good": les patrons de Facebook (Mark Zuckerberg), Microsoft (Satya Nadella) Uber (Dara Khosrowshahi) ou IBM (Ginni Rometty).

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