"C’est se foutre de nous": le message de Maggie De Block sur l'obligation de rapatrier deux veuves de djihadistes avec leurs enfants

L'Etat belge a décidé de faire appel de la décision de justice qui l'oblige à rapatrier 6 enfants qui se trouvent actuellement dans un camp de réfugiés en Syrie. Ce qui dérange surtout le gouvernement, c'est de devoir aussi rapatrier leurs deux mères. Maggie De Block, en charge de l'Asile et de la Migration s'est exprimée à ce sujet.

Il fallait s’y attendre: la justice impose au gouvernement de rapatrier 6 enfants et leurs mères, veuves de djihadistes, depuis la Syrie. Et le gouvernement va s’y opposer. "Je pense que notre pays va certainement aller en appel contre cette décision du juge des référés, contre cet arrêt. Cette décision devra être prise dans les jours qui viennent. Mais dans tous les cas, il faut pouvoir faire une distinction entre les enfants qui n’ont pas choisi de naître dans de telles circonstances. Quatre des 6 enfants sont belges. Ils ont des grands-parents en Belgique", a déclaré la ministre en charge de l'Asile et de la Migration Maggie De Block. 

Si le gouvernement va en appel de la décision, c’est apparemment davantage ciblé contre l’obligation de rapatrier aussi les deux mères djihadistes. "Un de ces enfants est gravement malade. Nous devons donc prendre nos responsabilités, et voir ce que nous pouvons faire pour ces enfants. Mais leurs mères, c’est naturellement une autre affaire. Elles ont été condamnées, elles ont activement participé à la préparation d'attaques terroristes. Nous allons donc analyser les risques sans complaisance", a indiqué Maggie De Block.

La ministre en charge de l'Asile et de la Migration a précisé, sur son site internet: "Ces deux femmes de l’Etat islamique ont tourné le dos à notre pays délibérément et à plusieurs reprises. Je trouve cela un peu fort qu’elles attendent maintenant de nous qu’elles soient rapatriées. C’est se foutre de nous".

Les deux mères, originaires de Borgerhout près d’Anvers, sont actuellement dans un camp de réfugiés au Kurdistan. La justice impose au gouvernement de le faire revenir avec leurs enfants dans les 40 jours. Sous peine d’astreintes de 5000 euros par jour et par enfant. L’appel ne suspend pas le retour imposé par la justice.

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