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L'Onu lance 16 jours de campagne contre les violences faites aux femmes

L'Onu lance 16 jours de campagne contre les violences faites aux femmes
 
 

(Belga) L'Onu lance jeudi, à l'occasion de la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, 16 jours d'activisme à l'échelle mondiale contre la violence basée sur le genre. La campagne prendra fin le 10 décembre, Journée des droits humains.

Pendant ces 16 jours, l'Onu appelle à "oranger le monde" pour afficher son engagement contre les violences sexistes et sexuelles. C'est la trentième année que cette campagne a lieu, "une initiative menée par la société civile et lancée par le Centre for Women's Global Leadership en 1991", rappellent les Nations Unies. Les 16 jours d'activisme doivent permettre d'informer, d'exprimer, de partager et d'agir "pour créer un monde libre de violences pour toutes les femmes, partout". Des dizaines de rencontres et d'activités sont organisées de par le monde pour "mobiliser l'action en faveur d'un avenir meilleur et sans violences pour les femmes et les filles". La couleur de la campagne est l'orange et, comme chaque année, l'Onu invite les autorités à illuminer leurs édifices de cette couleur. La Région de Bruxelles-Capitale a notamment répondu à cet appel. Les gestionnaires de bâtiments bruxellois ont été invités à les illuminer en orange ce jeudi et à partager sur les médias sociaux les photos et vidéos de cette action, avec le hashtag "#orangetheworldbrussels", indique un communiqué de la secrétaire d'État bruxelloise à l'Égalité des chances, Nawal Ben Hamou. L'hôtel de ville bruxellois sera ainsi éclairé d'orange, selon l'Onu Femmes, comme le Palais des Nations de Genève (Suisse) ou l'église du monastère de Rubik en Albanie. "En région bruxelloise, plus d'une femme sur deux déclare subir ou avoir subi des violences psychologiques de la part de son partenaire, selon une étude réalisée par equal.brussels. La crise sanitaire a encore aggravé cette situation déjà critique à Bruxelles: les lignes d'aide ont enregistré un triplement des appels et les refuges ont dépassé leur capacité", souligne Mme Ben Hamou. L'Onu Femmes a également enquêté sur l'impact de la pandémie de Covid-19 sur les droits des femmes et, selon un nouveau rapport, près d'une femme sur deux a déjà subi ou connaît une autre femme qui a subi une forme de violence depuis le début de la crise sanitaire. L'étude se base sur des données issues de 13 pays (Albanie, Bangladesh, Cameroun, Colombie, Côte d'Ivoire, Jordanie, Kenya, Kirghizistan, Maroc, Nigeria, Paraguay, Thaïlande et Ukraine). L'enquête relève également qu'environ un quart des répondantes se sent moins en sécurité chez elle et que les tensions dans son ménage ont augmenté depuis le début de la pandémie. Les maltraitances physiques sont évoquées par 21 % des sondées qui ne se sentent plus en sécurité chez elles. En dehors du domicile aussi, les femmes ont peur : 40 % des répondantes se sentent moins en sécurité lorsqu'elles se déplacent à pied pendant la nuit qu'avant la pandémie. Trois sur cinq jugent que le harcèlement de rue s'est aggravé. (Belga)


 




 

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